Edito : Pas d’état de grâce pour Sarkozy !
La télé ne parle plus que de lui, la radio rapporte sans cesse ses propos, la presse écrite commente constamment ses faits et gestes. « L’hyperactif » président de la République Nicolas Sarkozy, entre deux joggings avec son fidèle François Fillon, ne cesse de faire parler de lui. Jusqu’à l’overdose. Ne vous inquiétez pas, dans les colonnes du Piment rouge si on parle du nouveau président de la République, et on s’en excuse par avance, c’est pour dénoncer avant tout les projets libéraux de ce dernier et de la nouvelle équipe au pouvoir. Ceux et celles, bernés par la campagne du candidat de l’UMP qui ont vu en Sarkozy le candidat de la « rupture », ne vont pas tarder à comprendre rapidement que Sarko peut incarner une certaine rupture, mais pas celle qu’une partie des classes populaires attendait. Le nouveau chef de l’État ne compte pas lutter contre les inégalités, le chômage ou la misère qui s’accroissent ! Bien au contraire ! La politique de Sarkozy sera et est pire que celle de ses prédécesseurs. Tels le prince Jean et le shérif de Nottingham, Nicolas Sarkozy et François Fillon s’ingénient à voler les pauvres pour donner toujours plus aux riches, et cela sans aucune vergogne.Malgré tout, nos tristes sires au pouvoir poursuivent inexorablement : politique fiscale en faveur des plus riches, remise en cause du droit de grève purement et simplement dans les transports pour commencer, franchise médicale pour les soins, casse de l’université avec la loi sur l’autonomie des universités, suppression de 10000 postes à la rentrée dans l’Éducation nationale ! À cet ultralibéralisme il faut adjoindre la politique du tout-répressif en direction de la jeunesse notamment et des sans-papiers. Pour ces derniers la chasse est ouverte, pour les plus jeunes c’est la mise en place des peines planchers. Au rancard donc prévention et éducation, voici le temps de la répression et de l’emprisonnement des mineurs.
Il faut réagir et agir vite. La victoire électorale du camp de la réaction ne doit pas nous faire oublier ceux et celles qui résistent, les luttes pour les salaires pendant la campagne électorale, les mobilisations autour des enfants scolarisés sans papiers et leurs familles. Même le vote au deuxième tour des législatives a démontré que l’état de grâce ne durerait pas très longtemps : en se saisissant d’un bulletin PS, non pas parce qu’il y avait quelques espoirs du côté d’un parti socialiste qui vire de plus en plus au centre, les électeurs ont voulu envoyer un message à la droite : tout ne passera pas. Bien sûr le nouveau pouvoir en a pris la mesure ; il décide donc d’accélérer la mise en route des contre-réformes dès cet été, afin de limiter l’action des salariés et des jeunes en cette période estivale. Pourtant il s’agit bien, dès à présent, de travailler aux mobilisations et de les faire converger. La Ligue s’y attellera avec la volonté d’unir dans un même combat contre les politiques libérales et liberticides l’ensemble de la gauche sociale et politique.
Mais l’urgence politique exige aujourd’hui d’avancer sur la question du nouveau parti à construire. Un parti anticapitaliste de masse capable de répondre aux aspirations des travailleurs, des jeunes, de tous ceux et de toutes celles qui en ont assez d’un système qui n’est que misère, inégalités et violences. Par la campagne d’Olivier Besancenot, par les résultats électoraux obtenus tant à la présidentielle qu’aux législatives, la LCR a des responsabilités. Pour y répondre et dès à présent, la Ligue propose de débattre de la construction de ce nouveau parti, tant au sein de sa propre organisation, qu’avec les hommes et les femmes qui souhaitent renverser le capitalisme et qui pensent qu’une autre société, de justice et d’égalité, est possible.


1 commentaires:
Pas besoin de vous excuser !
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