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Le parti...

Comme contribution au débat qui nous traverse tous aujourd'hui: qu'est ce qu'un parti révolutionnaire ?
Rapport de Cham au dernier stage de formation de la LCR31:



Retour sur une grève exemplaire: Six semaines à Citroën

Éric Guérineau est un des 500 grévistes de Citroën à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui ont, pendant six semaines, fait grève et popularisé dans toute la région, et au-delà par les médias, leurs trois revendications : 300 euros net pour tous, embauche des 700 intérimaires du site, départ en retraite des salariés de plus de 55 ans. Le groupe PSA ne voulait surtout pas lâcher sur des revendications posant de fait la question d’un autre partage des richesses. Les grévistes ont repris le travail, le 11 avril, fiers d’un combat mené jusqu’aux limites des forces engagées. Éric Guérineau tire le bilan de cette expérience collective.

• Quels ont été les éléments déclencheurs de la grève à Citroën-Aulnay ?

Éric Guérineau - Le succès de la grève à la société Magneto nous a incités à faire de même. Dans cette société de 300 salariés, sous-traitante de Citroën, une grève de six jours a permis d’obtenir 100 euros net d’augmentation salariale, l’embauche de dix intérimaires, l’amélioration du déroulement de carrière et des conditions de travail, le paiement des jours de grève. L’étincelle Magneto s’est produite à Aulnay sur un terreau militant plutôt actif et revendicatif. De plus, on sait maintenant que les grèves refleurissent au printemps (deux mois de grève au printemps 1933, au printemps 1982, en mars 2005, et donc six semaines au printemps 2007). Lire la Suite...

VENEZUELA : 18 questions et réponses sur le socialisme du XXIè siècle

"Subversion radicale autour du monde: A bas le capitalisme" Photo Yannick Bovy

Par Haiman El Troudi*
Traduction : Mathilde Gauvain, Romain Migus.

Suite à la publication d'une partie de notre programme : "Oui, le socialisme !", nous avons choisi de faire parler un acteur du processus révolutionnaire vénézuelien actuel. Seul processus qui, aujourd'hui, cherche à sortir du modèle libéral. L'intérêt de leurs débats, malgré la différence entre les situations vénézueliennes et françaises est de montrer qu'avec de la volonté anticapitaliste claire, de la créativité et une véritable confiance en ceux qui souffrent et veulent changer de condition, on peut affronter la plus grande puissance mondiale et bâtir une société plus juste. Ce n'est pas de l'utopie mais bien la réalité des vénézueliennes et des vénézueliens d'aujourd'hui...

Lire le Question/Réponse...

NOTRE PROGRAMME: Oui, le socialisme !

Photothèque Rouge/Franck Houlgatte

La crise que connaît aujourd’hui le monde n’est pas une crise passagère. C’est une crise durable, sociale, écologique, démocratique. Une crise de civilisation. Elle nécessite des réponses de fond. Ci-dessous, les paragraphes conclusifs du programme de la LCR pour la démocratie socialiste.

Appropriation sociale et planification autogestionnaire


L’appropriation publique des grands moyens de production, d’échanges, de financement et de communication, fondement de la société socialiste, peut prendre des formes différentes. Mais, dans son principe, elle ne signifie pas que ces biens appartiennent aux seuls pouvoirs publics – ni d’ailleurs au seul collectif de l’entreprise concernée. Ils sont la propriété du « peuple souverain ». C’est à lui de déterminer les diverses formes de cette propriété publique, ses modes d’organisation et de gestion. Ce sont les travailleurs et les citoyens qui gèrent l’économie, au niveau des entreprises et à l’échelle du pays, au travers de leurs conseils et assemblées élus. Parce que l’appropriation publique ce n’est pas l’étatisation bureaucratique et centraliste. Une planification autogestionnaire doit tendre à réduire les décisions centrales aux grandes priorités, à distribuer autant que possible les compétences au niveau local et sur les lieux de travail, à favoriser l’épanouissement de rapports contractuels dans le cadre des options générales librement décidées. L’appropriation sociale et la planification autogestionnaire s’appuient donc sur une redistribution des pouvoirs permettant une remise en cause radicale des fonctions bureaucratiques de l’État dans la perspective de son dépérissement en tant qu’appareil bureaucratique répressif.


Émanciper le travail et s’émanciper du travail


Le socialisme autogestionnaire vise à émanciper le travail et à s’émanciper du travail. Le droit à l’emploi doit être un droit reconnu par la société à tous ses membres. Cela implique également une transformation du travail par l’égalité homme/femme, le dépérissement de son organisation hiérarchique, le décloisonnement de la division rigide du travail grâce à une qualification supérieure, polyvalente et évolutive. S’émanciper du travail passe par une réduction massive du temps de travail contraint et le développement croissant de l’activité sociale libre et volontaire. Cela implique une autre conception de la vie, respectant des choix privés mais favorisant une socialisation et un partage des tâches domestiques. C’est une des conditions nécessaires à la participation de toutes et tous à la vie démocratique. Émanciper le travail et s’émanciper du travail, c’est refuser une croissance purement quantitative de la production, une accumulation irrationnelle de biens de consommation et la logique productiviste.


Pour une démocratie socialiste autogestionnaire


Les libertés politiques et l’égalité des droits constituent un progrès historique. Le pluripartisme et la libre confrontation des programmes sont nécessaires pour résoudre les contradictions sociales et les conflits d’intérêts qui n’ont pas disparu. Le pluripartisme politique et la distinction entre partis, syndicats et État exigent une codification institutionnelle des conditions de fonctionnement, d’expression et de participation à l’exercice du pouvoir, une Constitution. À la lumière de l’expérience historique, l’indépendance des syndicats et des mouvements sociaux envers l’État et les partis, la liberté de la presse, la liberté en art, l’autonomie de la justice, la garantie du pluripartisme, le droit à l’autodétermination des nationalités constituent autant de principes fondamentaux. Il en va de même de la protection des droits individuels vis-à-vis des pouvoirs publics et des différentes institutions.


Un système d’assemblées élues


L’égalité des droits et le suffrage universel sont des éléments clés de toute démocratie. Toutefois, une démocratie socialiste autogestionnaire devra multiplier les formes d’organisation en vue de gérer démocratiquement l’ensemble des aspects de la vie sociale et économique. Il serait vain de vouloir décrire d’avance en détail les multiples formes d’organisation qui peuvent naître de la lutte et de l’expérience. Personne n’avait imaginé la Commune de Paris avant qu’elle naisse de l’action collective. Dans ses fondements, cette démocratie vise à représenter réellement les citoyens et les producteurs, selon le principe « un homme/une femme égale une voix », à travers un système d’assemblées élues à la proportionnelle, au niveau central comme local, et sur les lieux de travail. Une démocratie socialiste autogestionnaire devra aussi lutter contre « les dangers professionnels » du pouvoir en développant des formes de responsabilité et de révocabilité des élus par leurs mandants, en interdisant le cumul des mandats électifs, en limitant leur renouvellement et en plafonnant le salaire des élus au niveau d’un salarié qualifié. Elle devra promouvoir une réelle égalité politique entre individus, en particulier entre hommes et femmes. Elle devra développer les formes de contrôle des mouvements populaires sur les assemblées, à travers des comités de quartier, des assemblées de citoyens, et le recours possible aux référendums d’initiative populaire.


La socialisation du pouvoir contre l’étatisation de la société


La démocratie socialiste autogestionnaire met donc l’accent non sur l’étatisation de la société, mais sur la socialisation du pouvoir. Elle articule aux assemblées représentatives une démocratie sociale et économique. Elle ne peut être décrétée par en haut mais relève d’un processus historique qui dépend notamment d’une transformation radicale de la division sociale du travail. La réduction du temps de travail, l’existence de réseaux modernes de communication directe peuvent favoriser l’intervention permanente des intéressés, permettre de réduire les délégations de pouvoir et l’autonomie de l’État.


Manifeste de la LCR

INTRODUCTION

La période ouverte au début de ce siècle nécessite de nouvelles politiques d’émancipation. Avec ce Manifeste, la LCR propose sa réponse aux nécessités contemporaines du combat pour une alternative socialiste au capitalisme libéral. Il résume son point de vue (au niveau de l’analyse théorique comme à celui des choix stratégiques) sur les principales questions issues des luttes du mouvement ouvrier et du mouvement social de la dernière décennie. Il s’attache à saisir les nouveautés du monde capitaliste globalisé dont les dérèglements sont de plus en plus coûteux sur le plan humain et dangereux pour la planète elle-même. Il développe une critique de la marchandisation généralisée des rapports sociaux, des politiques néo-libérales visant à la destruction des protections sociales acquises dans les années d’après-guerre et au démantèlement des services publics, du militarisme impérialiste et des logiques de guerre que couve cette nouvelle ère du capital. Il souligne les potentialités des mouvements de résistance, les formes d’engagement et de mobilisation dont l’altermondialisme est un exemple, sans esquiver pour autant les divergences et les débats stratégiques qui le traversent. Face à ce qui apparaît de plus en plus comme une marche à la barbarie, ce Manifeste affirme l’actualité et l’urgence d’une alternative socialiste. Il analyse les évolutions contradictoires des forces sociales capables de la porter : mutations du prolétariat, aspirations de la jeunesse, place du combat féministe et de la lutte contre toutes les oppressions, affirmation des individus. Il montre que la question écologique est désormais inévitablement au cœur de la perspective socialiste. À partir de ces éléments, il fait le lien entre l’état actuel des exigences populaires (aux plans social, sociétal, politique, à l’échelle nationale, européenne et internationale), le rapport de forces où elles s’inscrivent, et la nécessité d’une lutte globale pour changer le monde en opposant au calcul égoïste, au despotisme des marchés, à la concurrence de tous contre tous, une logique de la solidarité, du bien commun, du service public, de la planification participative. Nous combattons pour gagner le droit pour toutes et tous du droit à décider de tous les aspects de leur vie, pour la reconnaissance universelle des droits sociaux les plus avancés atteints par le développement des capacités humaines. Le droit à l’existence doit l’emporter sur le droit de la propriété capitaliste. Les richesses produites par les milliards d’êtres humains de la planète doivent être partagées au lieu de se concentrer toujours plus en si peu de mains. Ce sont là les le priorités d’une politique que mettrait en pratique un gouvernement au service des travailleurs-ses, appuyé sur le développement généralisé du contrôle des entreprises et de la société par les travailleur-ses et par la population en général. Au contraire des positions d’aménagement et d’accompagnement de la restauration libérale, ou qui refusent de se poser la question du pouvoir politique, ce Manifeste affirme que le processus engagé sur le terrain des luttes et des mouvements sociaux ne peut aboutir à une victoire sans rupture révolutionnaire avec le système en place et ses institutions étatiques. Tout au long du Manifeste domine le choix de prendre l’auto-émancipation comme fondement de notre stratégie et comme finalité de nos combats. Alors que l’idée même du communisme est polluée par son exact contraire que représente le totalitarisme bureaucratique stalinien, le mouvement révolutionnaire se doit de tirer le bilan du siècle écoulé. Le Manifeste aborde cette question de front en discutant à la lumière des expériences douloureuses du passé mais aussi des promesses portées par les mouvements sociaux contemporains, les questions de la démocratie socialiste et de son fonctionnement économique.

01- Première partie. UN AUTRE MONDE EST NECESSAIRE.

chapitre 1
Une crise de civilisation et ses enjeux. 2005-07-10 00:00:00 Lire le texte
Encarts du Chapitre 1. 2006-02-12 15:36:09 Lire le texte

Chapitre 2
Une alternative internationaliste. 2005-07-09 00:00:00 Lire le texte
Encarts du chapitre 2. 2006-02-12 15:41:17 Lire le texte

Chapitre 3
Lutter pour l’émancipation !. 2005-07-09 00:00:00 Lire le texte

02- Deuxième partie : QUEL AUTRE MONDE ?.

Chapitre 4
Changer radicalement de logique. 2005-07-08 17:40:42 Lire le texte
Encarts du Chapitre 4. 2006-02-12 15:55:13 Lire le texte

Chapitre 5
Pour une alternative féministe. 2005-07-08 17:38:53 Lire le texte
Encarts du Chapitre 5. 2006-02-12 16:01:34 Lire le texte

Chapitre 6
Pour une alternative écologique. 2005-07-08 17:37:08 Lire le texte
Encarts du Chapitre 6. 2006-02-12 16:04:41 Lire le texte

Chapitre 7
Défendre les libertés pour une rupture démocratique. 2005-07-08 17:35:23 Lire le texte
Encarts du Chapitre 7. 2006-02-12 16:10:54 Lire le texte

Chapitre 8 Une alternative européenne. 2005-07-08 17:33:01 Lire le texte

03 - Troisième Partie. OUI, LE SOCIALISME !.

Chapitre 9.
Pour l’autogestion socialiste. 2005-07-11 00:00:00 Lire le texte

Chapitre 10
Pour une nouvelle force anticapitaliste. 2005-07-02 18:33:06 Lire le texte04 - Rédactions Laïcité.
Rédaction Catherine. 2005-07-11 16:25:10 Lire le texte
Rédaction Yvan. 2005-07-11 16:31:32 Lire le texte
Rédaction Robert. 2005-07-11 16:32:42 Lire le texte
Rédaction Samy. 2005-07-11 16:33:46 Lire le texte

La bataille de Fumel

Jean Louis Cavalier

Pour ceux qui croient qu'on ne peut rien faire contre les licenciements et les délocalisation, à lire absolument. Interview:


En 2003, la Sadefa de Fumel est devenue Fumel-Technologie, selon un projet industriel de reprise présenté par la CGT et accepté par le tribunal de commerce de Nanterre. Quelle en est l’histoire ?

Jean-Louis Cavalier - Il s’agit d’une implantation très ancienne, qui s’explique par la présence de charbon dans la région. Fumel a d’ailleurs été en relation avec les mines de Carmaux. Dans les années 1970, il y avait plus de 3 000 salariés et l’usine faisait partie du groupe Pont-à-Mousson. Depuis, progressivement et malgré des batailles très dures, le nombre de travailleurs a été divisé par dix : en 1986, malgré les grèves, l’activité acier a été abandonnée et les hauts fourneaux ont été éteints ; un crève-cœur, pas seulement pour les ouvriers, pour les habitants du bassin du Fumélois aussi, les hauts fourneaux faisant partie de leur histoire. Cependant, trois sites d’activité ont été maintenus, parce qu’il y a un savoir-faire de pointe, et les commandes comme les clients n’ont jamais manqué. Il faut dire aussi que nous nous sommes toujours battus contre le démantèlement, programmé d’abord par Pont-à-Mousson lorsque le groupe a abandonné le site de Fumel, qui est passé à Valfon puis à l’Union des banques suisses. Nous avons tout connu : Francis Mer comme PDG, les repreneurs-fossoyeurs du genre Tapie, la trahison de la CFDT, le licenciement d’un délégué du personnel, secrétaire CGT de l’usine, la criminalisation de l’action syndicale avec la mise en examen de 70 ouvriers après une occupation et une reprise musclée des CRS...

• Votre pari est risqué. Pourquoi avoir pris cette décision ?

J.-L. Cavalier - Les propositions de reprise lors du dépôt de bilan aboutissaient, à terme, à la fermeture de l’usine, projet qui a démangé depuis longtemps les patrons successifs. Les uns ne voulaient reprendre que des morceaux des trois activités du site (usinage et fonderie de chemises, usinage et fonderie à plat, usinage et fonderie acier) ; d’autres reprenaient le carnet de commandes mais pas l’entreprise. Dans tous les cas, il y avait perte des acquis obtenus par 20 ans de batailles syndicales, des licenciements, une baisse des salaires et la menace permanente de fermeture. Le risque concernait les ouvriers de l’usine, mais aussi tout le bassin du Fumélois pour un emploi industriel, on peut compter trois ou quatre emplois induits. Nous avions le choix entre nous battre, comme dans l’Est et le Nord, pour obtenir des primes de licenciements importantes, ou monter en interne un projet de reprise. La décision a été prise à la majorité du personnel.

• Quel est ce montage et pourquoi ne pas avoir choisi la formule de la coopérative ?

J.-L. Cavalier - Nous avons rencontré les coopératives, mais sur le plan de financement coopératif, il fallait engager les indemnités de licenciement, ce que nous avons refusé. L’organisation financière adoptée maintient l’activité des trois sites et le contrat social. Au départ, conformément à la loi qui exige un patron, le montage comportait 15 % du capital (150 000 euros) apporté par les ouvriers, les techniciens et les agents de maîtrise, 15 % par les cadres, 10 % par un ancien cadre, 60 % par le patron, Bernard Sallières, proposé par les experts. Comme nous avions une bonne expérience des margoulins, nous avons mis en place des éléments de contrôle comptable, ce qui nous a permis, à partir de novembre 2003, d’avoir la preuve que le patron tapait dans la caisse. Le patron a été licencié, ses actions récupérées.

• Tu pourrais être patron ? Comment cela se passe entre les salariés actionnaires et le syndicat ? Comment gères-tu cette situation ?

J.-L. Cavalier - Pas question de jouer au patron, c’est l’actionnaire ancien cadre qui assure la fonction de façon transitoire. Mais il y a des jours avec, et des jours sans. De toutes façons, je ne me fais aucune illusion sur la cogestion dans le système capitaliste : le contexte est très dur : les banques sont pour la fermeture et ne nous ont accordé aucun crédit - pas même ce qu’elles peuvent accorder à un particulier ; on vit de ce qu’on produit ; nos clients sont les grands trusts du poids lourd, du matériel agricole, de la sidérurgie ; la spéculation sur les matières premières fait rage. Mais notre engagement est formel : notre but est de maintenir et d’améliorer les conditions de vie et de travail des salariés. Là-dessus, le syndicat a sa totale indépendance et, si cet engagement ne peut être tenu, nous mettrons la clé sous la porte avec la garantie que nous donne le barrage sur le Lot, le trésor de guerre de l’usine.

• Et les ouvriers ?

J.-L. Cavalier - Depuis de nombreuses années, le syndicat a pour pratique d’informer sur les problèmes économiques, industriels et financiers de la boîte ; il y a eu une réelle formation des travailleurs. D’ailleurs, à chaque étape, nous l’avons bien senti, il y a des doutes sur les capacités d’ouvriers à tenir un projet industriel. C’est aussi un défi à relever. Il y a eu des périodes difficiles. Mais on tient au moins une assemblée générale par mois et cela discute. Aujourd’hui, le bilan sur le plan social est positif : aucun recul sur les acquis sociaux ; application du plan amiante avec des départs dans des conditions inégalées grâce à un bon accord ; passage de CDD en CDI ; embauches (10 postes de tourneur sont à pourvoir) ; 289 augmentations de salaire (50 euros par mois) ; conclusion d’un accord salarial avant de la fin de l’année 2004.

• Affaire à suivre ?

J.-L. Cavalier - Oui, comme au Pays de Galle où les mineurs ont repris leur mine, en Argentine où les ouvriers ont repris les usines que les patrons ont laissé en plan...

Propos recueillis par Michèle Pujas

Souscription 2007 / 150000 €
récoltés 94000 €/ manquent 56000 €

Non, la LCR ne sort pas ruinée de l’élection présidentielle : nous avons construit notre budget de campagne de manière à ce qu’il soit couvert, pour l’essentiel, par le forfait de 800000euros accordé par l’État à chaque candidat. D’autres partis ont été moins prudents… Renforcée, non seulement par le nombre de voix qui se sont portées sur Olivier Besancenot, mais aussi par l’écho de la campagne, pour la première fois, la LCR a présenté ou soutenu plus de 500 candidatures aux élections législatives, beaucoup plus que ce que nous avions prévu et budgétisé. Et là, pas de remboursement de l’État.

Mais les activités de la LCR ne s’arrêtent pas à cela :
– Nous voulons que de nombreux jeunes, chômeurs, salarié-e-s précaires puissent participer à notre Université d’été, au-delà des contraintes financières.

– Nous voulons pouvoir être présents, dès maintenant, avec des affiches, des tracts contre la politique de Sarkozy et sa bande de tueurs des droits sociaux et démocratiques.

– Nous voulons que notre hebdomadaire, Rouge, puisse vivre.
Nous savons que vous comptez sur la LCR pour les luttes futures. La LCR compte sur vous pour l’aider à les mener. En 2006, comme en 2005, nous avons réussi la souscription et dépassé les 150000 euros. En 2007,nous ne doutons pas que nous ferons aussi bien.

D’avance, merci à toutes et tous

Participez à la souscription en envoyant vos chèques pour "lcr souscription" à lcr31 9, rue corneille 31300 Toulouse