Tracts locaux de la semaine (à imprimer et à diffuser à foison):

NPA31 c'est parti...

Tous dans la rue 15 mai, et après ça continue...

Le 15 mai, les fédérations syndicales de la fonction publique appellent à la grève contre les restructurations, les suppressions massives d'emplois et pour l'augmentation des salaires. Les lycéens et lycéennes seront, également, massivement, dans la rue contre les suppressions de postes de profs.

Le gouvernement dans son projet de suppression massive d'emplois dans la fonction publique, multiplie les attaques avec, en particulier, des restructurations à la hache : changement de métier, mobilités géographiques imposées et, également, des attaques frontales sur la garantie de l’emploi.

Dans l'Éducation nationale, le gouvernement prévoit 17 000 suppressions de poste en 2009 après les 12 000 en 2008.

A travers ces « réformes », c’est l’ensemble des services publics qui sont attaqués : nous sommes toutes et tous concernés en tant que salariés et en tant qu’usagers!

Dans le privé, les salariés combattent toujours les suppressions d’emplois et les fermetures de sites dans des entreprises, qui, souvent, font des profits. Et, également, depuis de nombreuses semaines, ils luttent pour l’augmentation de leurs salaires et leur pouvoir d’achat.

Il y a de réelles possibilités de faire céder le gouvernement : après un an au pouvoir, Sarkozy et sa politique sont de plus en plus rejetés.

La journée de grève interprofessionnelle du 15 mai est une bonne chose, mais sera loin d’être suffisante pour faire reculer le gouvernement. D’ores et déjà, une nouvelle journée de grève, sur les retraites, est prévue, le 22 mai prochain.

Mais pour faire plier Sarkozy. Il faut se donner les moyens de combattre et de gagner contre l’ensemble de la politique réactionnaire qu’il mène. Et pour cela, préparer un mouvement d’ensemble prolongé le plus large possible regroupant l’ensemble de la gauche sociale et politique. Si nous nous y mettons tous ensemble, c’est possible de faire reculer Sarkozy et son gouvernement ! C'est à cela que la LCR s'emploiera dans les jours et les semaines à venir. La LCR31 sera présente dans la manifestation à 14h à Arnaud Bernard.

Pour la LCR 31, Myriam Martin

Pétition contre le "démantèlement des politiques d’égalité femmes/hommes".

Un groupement d’associations, de partis politiques et de syndicats s’inquiète du "démantèlement des politiques d’égalité femmes/hommes" et demande la nomination d’un(e) ministre chargé(e) des droits des femmes, dans un pétition rendue publique mardi. La pétition compte à ce jour 3.000 signataires, dont Martine Aubry (PS), Marie-George Buffet (PC) et Marie-Jo Zimmermann (rapporteure de l’Observatoire de la parité, UMP). Le collectif se mobilise également pour le maintien du Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE) qui est "menacé" dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), selon eux. "Si ce réseau est démantelé, on n’est pas sûr de pouvoir continuer à assumer nos missions, notamment sur l’emploi des femmes" a indiqué Geneviève Couraud, trésorière de la Confédération du Planning Familial (MFPF), lors d’une conférence de presse.

Le SDFE, une administration qui s’appuie sur un réseau de délégués régionaux et chargés de missions départementaux sous autorité des préfets, a pour mission d’améliorer l’accès à l’emploi des femmes, promouvoir l’égalité salariale, préserver les acquis (contraception, IVG) et lutter contre les violences faites aux femmes. Le groupement s’inquiète d’une possible intégration du SDFE dans une "grande direction de la cohésion sociale" et estime notamment que "sans réseau régional et départemental, l’égalité et les droits des femmes vont régresser". "Depuis un an, l’absence de ministre chargé des droits des femmes et la dilution de ces thématiques dans une politique globale de solidarité est d’assez mauvais augure.

C’est l’abandon des politiques publiques pour l’égalité femmes/hommes à court terme", a déclaré à l’AFP, Laurence Rossignol, secrétaire nationale PS aux droits des femmes. PS, PC, Verts, LCR, Planning Familial, CFDT, CGT, FSU, CNDF (collectif national pour les droits des femmes), Cadac (droit à la contraception et avortement), Femmes solidaires, Collectif féministe contre le viol et Rupture (réseau féministe) ont signé cette pétition "droits des femmes en danger : réagissons contre le démantèlement des politiques d’égalité femmes/hommes".

Besancenot chez drucker...

Beaucoup d'encre a coulé pour cette émission... On nous a promis que besancenot allait faire son "show de trotsko star". Eh bien non, le résultat est une émission politique de très haut niveau, laissant la parole à ceux qui d'habitude ne l'on pas, avec du temps pour ne pas être caricaturé et pour développer des concepts que l'on a pas l'habitude d'entendre (souffrance au travail, privatisations, l'économie de marché). Cette émission a été bien préparée, collectivement, et c'est une leçon d'audiovisuel, enfin ... jugez vous même:







Le parti...

Comme contribution au débat qui nous traverse tous aujourd'hui: qu'est ce qu'un parti révolutionnaire ?
Rapport de Cham au dernier stage de formation de la LCR31:



Mai 68-Mai 2008

40 ans après la formidable insurrection sociale et ouvrière qui a fait trembler un régime gaulliste vermoulu et donner tant d'espoir aux travailleurs et à la jeunesse, la période est plus que jamais à la résistance sociale.


Devant l'entreprise de destruction en règle de l'ensemble de nos acquis sociaux menée par Sarkozy et ses acolytes, il est indispensable que le mouvement social reprenne la main. En ce premier mai, journée internationale des travailleurs, la LCR sera elle aussi dans la rue.

Nous appelons tous ceux et toutes celles qui souhaitent construire avec nous une nouvelle organisation de combat contre le patronat et la droite à se retrouver derrière la banderole « pour un Nouveau Parti Anticapitaliste ».

A l'issue de la manifestation nous nous retrouverons pour un repas fraternel et des discussions politiques autour de la nécessité d'un Nouveau Parti, à notre local, 9 rue corneille (Métro Arènes, à côté clinique Ambroise Paré).

Pour la LCR31, Myriam Martin porte parole.

EDITO: Nouveau parti anticapitaliste : c’est parti!


Pas de doute, le nouveau parti
anticapitaliste (NPA) n’est plus seulement
un projet lancé par la LCR. C’est bel et
bien un processus véritablement enclenché, avec
les militant-e-s de la Ligue et ceux et celles qui
ont déjà rejoint le NPA pour participer
conjointement à sa construction.
Partout où la Ligue a mis en marche ce
processus par des initiatives diverses, réunions
ouvertes de ses sections, rencontres de salariés en
lutte, il a rencontré la plupart du temps un franc
succès. Les débats sont riches, les questions sont
nombreuses et c’est légitime : pourquoi la forme
parti ? Quel(s) projet(s) politiques? Pourquoi
anticapitaliste et pas antilibéral? Quelle
structuration? Comment s’organiser et faire vivre
la démocratie? Quels garde-fous pour éviter les
risques de bureaucratisation? Quel type de
société voulons-nous bâtir?
Le point commun à toutes ces réunions c’est
bien le constat, partagé par tous et toutes, et ce
depuis longtemps, qu’il faut aujourd’hui qu’une
organisation politique corresponde enfin aux
luttes, au monde du travail.
Les dernières élections en date en ont fait la
démonstration. D’une part la droite a pris une
claque, d’autre part, même si les listes dirigées
par le PS ont pu bénéficier du mécontentement
général, le fait marquant de ces élections c’est
bien la poussée des listes de la gauche radicale.
Que ce soient des listes 100 % à gauche, ou des
listes dans lesquelles la Ligue était une des
composantes, elles ont toutes réalisé de très bons
résultats : elles dépassent les 5 % dans plus de
110 villes et les 10 % dans 32 d’entre elles, ce qui
a permis à certaines de se maintenir au second
tour et d’obtenir encore des élus. Finalement les
listes présentées ou soutenues par la LCR
totalisent 73 élu-e-s.
À ces élections voter pour ces rassemblements
indiquait clairement et fermement la volonté de
choisir une autre alternative que celles proposées
par la droite ou la gauche sociale-libérale. Aussi
dans beaucoup de villes la question du NPA est
de fait le prolongement logique des dernières
échéances électorales. Mais plus que jamais, avec
encore une fois les luttes qui ont perduré pendant
la campagne électorale, et particulièrement dans
des secteurs où on n’avait pas vu de mobilisations
depuis longtemps, comme dans la grande
distribution, le NPA est à l’ordre du jour.
Si les rythmes de construction des comités
d’initiative pour le NPA ne sont pas identiques,
déjà des échéances sont proposées pour procéder
à des bilans d’étape et afin d’avancer tant sur le
fond que sur la structuration.
En Haute-Garonne des comités ont été lancés,
tout comme dans d’autres départements de Midi-
Pyrénées. L’objectif est de réunir l’ensemble de ces
comités par département afin d’envoyer des
délégué-e-s dûment mandaté-e-s à une
coordination nationale vers la fin juin.
Il ne s’agit en aucun cas de bousculer les
rythmes mais bel et bien d’être efficaces car il y a
urgence!
Le monde du travail est pris dans une course
de vitesse avec la droite au pouvoir qui, après sa
défaite aux municipales, accélère le mouvement
des mesures antisociales.
Un outil pour les luttes, pour porter un projet
alternatif, un outil indépendant de la direction du
PS qui a satellisé et domestiqué « ses
partenaires» PCF et Verts, est indispensable.
Il s’agit pour tous les militant-e-s de la Ligue
de faire preuve de pugnacité et de volontarisme.
Pugnacité et volontarisme pour organiser, pour
proposer de discuter et de débattre avec tous ceux
et toutes celles, salarié-e-s, syndicalistes,
militant-e-s politiques, associatifs, jeunes et
moins jeunes qui se posent la question du NPA.
Mais ce n’est pas suffisant : au-delà de la
discussion c’est la co-animation, la coorganisation
qu’il nous faut avancer. Partout où
cela est fait, la prise en charge des comités
d’initiative ne repose plus exclusivement sur les
militant-e-s LCR. Il faut répondre à ceux et celles
qui nous disent, même avec beaucoup de
sympathie, «faites, si ça marche on vous suit »,
que c’est avec eux et elles que cela marchera et
qu’on avancera!
Enfin le 1er Mai doit être un moment fort
d’apparition pour le NPA.
L’occasion de fêter aussi les 40 ans du «joli
mois de mai»!

Myriam Martin

Muret 100% à gauche: carnet de campagne

Les contacts locaux pris en novembre 2007 avec l’AMP/PCF et LO pour présenter une liste unitaire à Muret (troisième ville de la Haute- Garonne) n’aboutissent pas, notre condition d’indépendance de gestion vis-à-vis du PS dans l’hypothèse d’une fusion de second tour ayant été rejetée. La section LCR Sud-Garonne décide alors de présenter, pour la toute première fois, une liste Muret 100 % à gauche en mars 2008.

Au départ, pour 35 candidats exigés, nous disposons d’un seul adhérent et de cinq sympathisants connus habitant Muret. En décembre, nous lançons un appel à constituer une liste Muret 100% à gauche.Avant Noël, nous en sommes à 15 candidats. Avec eux, nous décidons
d’une réunion hebdomadaire pour définir un programme, et d’une présence régulière sur le marché. La liste augmente, et nous parvenons à la boucler début février au porte-à-porte dans un quartier populaire qui nous accueille avec beaucoup de sympathie.

Nous faisons campagne en distribuant près de 25 000 tracts et un 4-pages programme, sur l’arrêt des privatisations et le développement des services publics (eau, logement, transports, cinéma…), sur la démocratie, sur les OGM; et par plusieurs communiqués de presse dont celui relatant la venue à Muret d’Olivier Besancenot en soutien à la liste.

Face à Barrès, candidat de la droite, maire sortant d’un deuxième mandat, cinq listes : trois menées par des conseillers sortants ex-Gauche plurielle (une méli-mélo PRG / Verts /socialistes / POC et… MoDem; une PS; une AMP/PCF), plus une LO et la nôtre.

Le 9 mars, à la satisfaction d’avoir pu réunir autant de personnes acceptant de s’engager publiquement sur une liste soutenue par la LCR, et d’avoir mené collectivement une campagne active, s’ajoute celle des résultats : 500 voix, 5,52 % (1 % de plus qu’Olivier Besancenot en 2007), et devant les listes AMP/PCF (5,1 %) et LO (1,4 %).

L’entre-deux tours Le 10 mars, nous proposons au PS, arrivé en tête (27 %), les conditions d’une fusion technique, avec un préalable : une fusion avec la liste méli-mélo (19 %) n’est pas possible s’il y figure le MoDem.Le PCF partage notre position.

Le 11 mars, après diverses tractations, le PS propose la présence d’un MoDem «masqué» (sic). Nous confirmons notre impossibilité de fusion. Par contre, la liste AMP/PCF change d’avis et accepte de fusionner.

Triste lâcheté récompensée par trois élus au conseil municipal, puisque Barrès est battu le 16 mars (52 % à 48 %). Les suites de la campagne La dynamique créée ne va pas s’éteindre. Ensemble, les militants LCR et les candidats Muret 100 % à gauche, dont certains ont adhéré à la LCR, nous avons décidé de poursuivre l’activité politique sur Muret et la communauté d’agglo. Ensemble, même sans élu, nous allons porter auprès du pouvoir municipal et de la population les principaux points de notre programme. Ensemble, nous allons réfléchir et participer au projet de création d’un nouveau parti anticapitaliste, outil nécessaire pour réussir une implantation forte et durable de la gauche radicale en pays muretain!

LCR Sud Garonne/Muret 100% à gauche


Nouveau Parti, bilan d'étape

A Toulouse et ses alentours, comme dans toute la France, fleurissent des comités d'initiatives pour un nouveau parti anticapitaliste. "Motivé-e-s" par l'expérience de la Liste "Debout !"et ses 5%, inspirés par les mobilisations dans le commerce (au centre commercial de portet, aux galeries Lafayette, au Super U de colomiers, ...) indignés par la privatisation de l'hôpital et la gestion d'EADS et son plan Power 8 qui met en danger tous les travailleurs de la région, rassurés par la mobilisation contre les expulsions, celle des lycéens qui bloquent et sont de plus en plus nombreux en manifestation et celles des étudiants de Science Po toulouse qui bloquent leur établissement et ainsi résistent contre le désengagement de l'Etat... Nous sommes de plus en plus de militants organisés ou pas, à prendre conscience qu'il faut plus de constance et de convergence à ces luttes et que ceci passe par la coordination d'une force qui propose un véritable programme alternatif.

L'actualité de tous les comités est consultable en temps réel sur le site www.npa31.org, où chaque bureau de comité peut y écrire des articles, compte rendus et proposer un calendrier militant. Un forum de discussion est lancé (www.npa31.org/forum) enregistrez vous et participez

Santé/Sécu/Social
Le 25 mars s'est constitué le comité d'initiative NPA31 Santé Sécu social, regroupant des syndicalistes de l'Hôpital, de la sécu et du secteur social ainsi que des étudiants en formation. 27 personnes ont participé aux réunions de discussion sur le NPA et ont décidé de créer un comité pour débattre sur l'anticapitalisme, la relation parti Syndicat et un projet alternatif de santé publique mais aussi pour agir contre les franchises médicales et contre la privatisation de l'hôpital public. le bureau d'animation est triplement mixte (homme/femme, CGT/sud, LCR/non LCR), 3 personnes du comité était à la rencontre de Syndicalistes sur le NPA le 5 avril dernier
Projet en cours: production d'un film de sensibilisation contre la réforme hospitalière.Contact: sante@npa31.org
Page web: www.npa31.org -> Santé/secu/social Rangueil

Rangueil
Le comité d'intiative NPA Rangueil/Paul sabatier existe depuis février, il regroupe des étudiants et des jeunes travailleurs. Ils ont des réunions hebdomadaire tous les jeudi à 18h, bâtiment Fermat de Paul sabatier. La structuration est très avancée et ils discutent déjà de la coordination des autres groupes. Il possédent déjà un forum de discussion sur le net: http://toulouse.anticapitaliste.org/forum/. Ils ont fait une réunion publique avec diffusion du film « LIP, L'imagination au pouvoir ». Le comité était représenté à la rencontre nationale des comités jeunes du week-end du 5 et 6 avril en région parisienne. Page web: www.npa31.org ->


Colomiers
Le comité NPA Colomiers est né le 16 avril avec des contacts pris pendant la campagne municipale. La campagne a été dynamique et a généré beaucoup de contact après l'élection de Laurent Marty comme conseiller municipal. Pendant la réunion de création 7 personnes (4 LCR, 3 non LCR)
contact: panacla.31@wanadoo.fr
Page web: www.npa31.org -> Colomiers

Univ Mirail
Le comité NPA université Mirail a déjà organisé un meeting/débat sur l'Utilité d'un nouveau parti anticapitaliste le 20 mars dernier. 15 personnes se réunissent régulièrement.
Page web: www.npa31.org -> Univ Mirail

Arsenal
Une vingtaine d'étudiants de l'arsenal ou de l'IEP se réunissent depuis 2 mois
Déjà 2 Réunions de coordination, une réunion de discussion sur le feminisme et une sur l'anticapitalisme. La dernière réunion a porté sur la coordination avec d'autres comités étudiants.contact: c.anticapitaliste31@gmail.com
Page web: www.npa31.org -> Univ Arsenal

Lycées
Il existe 2 comités sur les lycées toulousains, pour l'instant (Auzeville, 6-7 pers. – Bellevue environ 15 pers.) actifs dans la mobilisation.

Coordination comités jeunes
Le premier avril, les comités NPA jeunes ont fait une réunion de coordination notamment pour discuter du fonctionnement et de la préparation de la journée nationale le 05 avril.

Des comités sont en cours de constitution aux minimes, à Bonnefoy, à St Cyprien, à Villeneuve Tolosane, à Tournefeuille, à Grenade. Pour avoir des infos sur ces comités suivez le site npa31.org ou envoyez un mail à postmaster@npa31.org

Nous aurons une banderole "Vers un nouveau Parti Anticapitaliste en Haute Garonne" à la Manifestation du premier Mai. Nous organiserons un Barbecue à partir de 12h00, nous ferons un nouveau bilan d'étape. Nous préparons une rencontre de Syndicalistes pour le NPA qui se tiendra le 7 mai à 20h30 au 9, rue corneille (Sauf changement)

Julien Terrié

Haute-Garonne : 950 + 500 + 6789 voix

Dimanche 9 mars, tard dans la soirée, les militants des deux listes 100% à gauche de Colomiers (950 votants) et Muret (500), et ceux de la liste Debout! à Toulouse (6 789) pouvaient savourer leur résultat : la barre des 5 % était franchie partout!

Grâce au travail acharné des militants de la Ligue, tant à Colomiers qu’à Muret, ont été constituées deux listes 100 % à gauche, présentant en leur sein, desmilitant-e-s de la Ligue, des hommes et des femmes ayant donné volontiers leur nom après un porte-à-porte fructueux et volontariste. À Colomiers même, une conseillère municipale sortante (ancienne PC) a décidé de soutenir la liste et de mener la campagne.

À Muret, la tête de liste a été confiée à un militant associatif connu, la liste rassemblant militants et sympathisants de la Ligue. Dans les deux cas, ceux et celles appartenant au monde du travail, aux classes populaires étaient très présents sur ces listes : ceux et celles qui aujourd’hui doivent être les membres actifs du nouveau parti anticapitaliste que l’on veut construire.

À Toulouse, la liste Debout!, conduite par Myriam Martin de la LCR, rassemblait la LCR-31, les Motivé-e-s et l’Appel Unité Antilibérale (appel regroupant des militants des anciens collectifs antilibéraux). Ces trois composantes étaient prêtes à aller à la bataille contre le candidat sarkozyste sortant et étaient déterminées à porter la voix de la gauche radicale, en toute indépendance du PS.

Programmes et campagnes

Les principaux axes de campagne ont été déclinés autour des questions sociales, de la défense des services publics, avec comme mot d’ordre la remunicipalisation de l’eau (à Muret et à Toulouse), le développement des transports en commun et la démocratie municipale. À Toulouse les questions culturelles et d’une politique culturelle au service de tous et toutes, ont été portées par la liste Debout ! Nous avons posé également avec force la question des quartiers populaires et des discriminations.

De nombreuses initiatives ont été menées qui ont permis de faire connaître notre programme : passages de la caravane Debout! Actions sur l’eau, sur la vidéo-surveillance, etc. Le point d’orgue de cette campagne a été le meeting avec Olivier Besancenot, rassemblant, dans une ambiance enthousiaste et festive, au moins 1 300 personnes!

Des campagnes dynamiques et réussies qui se sont conclues dimanche 9 mars au soir par des résultats plus que satisfaisants: notre camarade Laurent Marty est élu, à Colomiers, conseiller
municipal avec 6,89 % des suffrages; à Muret, la liste 100 % à gauche obtient 5,2 %, et la liste Debout! parvient à franchir la barre des 5 % (5,07 %). Il n’y aura pas de fusion à Muret. Après
moult péripéties, des membres du MoDem se retrouveront sur la liste du PS au second tour!

À Toulouse, dès l’annonce de notre résultat, nous avons pris contact avec le socialiste Pierre Cohen, afin de lui proposer de rassembler toutes les gauches afin de battre la droite, position que nous avions exprimé tout au long de la campagne. Refus catégorique de Pierre Cohen et de
ses colistiers (PCF, Verts, PRG) de fusionner avec notre liste ni avec celle de François Simon (L’Autre liste). Seule proposition, celle de prendre François Simon sur la liste, ce que ce dernier a refusé de faire.

Afin de séduire l’hypothétique électorat du MoDem, Pierre Cohen et ses troupes, ont fait le choix de rejeter, voire de mépriser, 14 000 électeurs sur leur gauche ! Premier déni de démocratie plutôt inquiétant et qui donne le ton pour celui qui veut pour Toulouse une vraie « révolution démocratique » ! Pierre Cohen l’a emporté avec 50,4 % des suffrages et avec une abstention, surtout dans les quartiers populaires, autour de 40 %.

Et maintenant?

Nous avons mené des campagnes dynamiques, ce qui permet pour les camarades de Colomiers et de Muret de poser dès à présent la question de la construction du nouveau parti anticapitaliste. En ce qui concerne Toulouse, le projet du nouveau parti anticapitaliste n’avait pas été posé comme préalable pour constituer la liste, mais une fois le deuxième tour passé nous avons commencé à discuter avec les membres des deux composantes de sa construction. Première ébauche de discussion donc. Ce qui est sûr c’est qu’on se retrouvera très rapidement
dans les luttes à venir.

Myriam Martin
et Fred Borras

Souscription 2007 / 150000 €
récoltés 94000 €/ manquent 56000 €

Non, la LCR ne sort pas ruinée de l’élection présidentielle : nous avons construit notre budget de campagne de manière à ce qu’il soit couvert, pour l’essentiel, par le forfait de 800000euros accordé par l’État à chaque candidat. D’autres partis ont été moins prudents… Renforcée, non seulement par le nombre de voix qui se sont portées sur Olivier Besancenot, mais aussi par l’écho de la campagne, pour la première fois, la LCR a présenté ou soutenu plus de 500 candidatures aux élections législatives, beaucoup plus que ce que nous avions prévu et budgétisé. Et là, pas de remboursement de l’État.

Mais les activités de la LCR ne s’arrêtent pas à cela :
– Nous voulons que de nombreux jeunes, chômeurs, salarié-e-s précaires puissent participer à notre Université d’été, au-delà des contraintes financières.

– Nous voulons pouvoir être présents, dès maintenant, avec des affiches, des tracts contre la politique de Sarkozy et sa bande de tueurs des droits sociaux et démocratiques.

– Nous voulons que notre hebdomadaire, Rouge, puisse vivre.
Nous savons que vous comptez sur la LCR pour les luttes futures. La LCR compte sur vous pour l’aider à les mener. En 2006, comme en 2005, nous avons réussi la souscription et dépassé les 150000 euros. En 2007,nous ne doutons pas que nous ferons aussi bien.

D’avance, merci à toutes et tous

Participez à la souscription en envoyant vos chèques pour "lcr souscription" à lcr31 9, rue corneille 31300 Toulouse