Ce site n'est plus actualisé, toute l'ACTU dela LCR31 est maintenant sur ce site:

L’agroénergie et le rôle-clé joué par les petits producteurs

Un état des lieux des débats sur les fameux "bio" carburants...

par Pedro Carrano

Le premier moment du cycle de débats organisé par l’hebdomadaire Brasil de Fato [lié au MST brésilien] et par l’organisation Via Campesina (organisation internationale des petits paysans et de sans-terre dans laquelle le MST joue un rôle important) pose l’agroécologie comme étant le point de départ dans la production d’agroénergie.

Le cycle de débats «L’agroénergie au Brésil, ses potentiels et les défis posés» a été conçu comme une activité parallèle au programme de la 6ème Journée d’Agroécologie qui a eu lieu le jeudi 12 juillet passé à Cascavel, dans l’Etat de Paraiba [Etat du Nordeste brésilien]. Dans tous les débats, l’accent a été mis sur la nécessité d’une production d’énergie d’origine végétale qui soit effectuée par des petits producteurs. Lire la suite sur le site des amis des sans terre Toulouse...

Six salariés en grève de la faim chez SFR

Suite du feuilleton de l'été, la lutte chez SFR, nous vous rappelons qu'il y a le blog des salariés en lutte...

Source : l'Huma.

Téléphonie . Une salariée menace d’entamer une grève de la faim sur le site de Poitiers. Cinq autres pourraient décider d’en faire autant à Toulouse.

Une salariée a menacé d’entamer une grève de la faim, hier matin, sur le site de SFR à Poitiers, deux jours après la tentative de suicide (voir l’Humanité d’hier). Âgée d’une trentaine d’années, elle est chargée de clientèle comme la majorité des personnels du site. « Elle est en détresse psychologique, explique Franck Berne, délégué CFDT du site. Nous essayons de la raisonner, on se relaie pour ne pas qu’elle poursuive dans cette voie. »

La pression, la fatigue et le stress sont perceptibles chez les salariés joints au téléphone. « Après la tentative de suicide de samedi matin, il y a une grosse pression ici », constate une salariée. « Nous-mêmes, nous avons beau être responsables syndicaux, nous sommes atteints moralement », lâche Franck Berne. Contactés un peu plus tôt, les responsables syndicaux du site de Toulouse indiquaient hier après-midi que cinq salariés toulousains de SFR envisageaient également d’entamer une grève de la faim. « La direction n’affiche que mépris », note Laurent Abarkan, responsable CGT. « Elle essaie d’étouffer au maximum ce qui se passe », lâche le syndicaliste avant d’ajouter que « l’intersyndicale reste soudée ». « De même, les politiques nous ont lâchés, les conseillers de Sarkozy nous avaient dit que le président s’occupait en personne du dossier », rappelle Laurent Abarkan.

Hier matin, les salariés du centre d’appels de Toulouse ont voté à la majorité (137 voix pour sur un total de 255 votants à bulletins secrets) la poursuite de l’action judiciaire en référé pour retarder l’externalisation des activités prévue au 1er août. Une décision est attendue lundi prochain.

Procès d'Olivier Besancenot contre SMP Technologies (Taser X 26)

Comme vous le savez peut être, Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), et l’association Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme (RAID-H), sont poursuivis par la société SMP Technologies qui commercialise en France le pistolet à impulsions électriques Taser X 26. SMP Technologie reproche à M. Besancenot de l’avoir diffamé en affirmant que cette arme avait causé des décès aux Etats-Unis. Il est convoqué le 17 septembre devant la 17ème chambre civile du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

Sonovision-ITEP Colomiers : une augmentation obtenue gràce à la grève.

Les salariés de SONOVISION-ITEP ont décidé de mettre fin à leur grève mardi 3 juillet, après avoir obtenu 50 euros net d'augmentation pour tous au 1er novembre et une prime de 100 euros au 1er juillet.

Compte tenu de la négociation salariale 2007 et des augmentations déjà acquises, cela fera entre 90 et 100 € nets d'augmentation minimum pour cette année.
Mardi 3 juillet matin, les grévistes ont tenu une nouvelle assemblée générale (encore plus nombreux que la veille) pour faire le bilan de ces journées de grève et du résultat : pour la première fois, sur des problèmes de salaires, ils ont fait descendre le PDG et lui ont imposé une augmentation générale et uniforme non négligeable (les années précédentes, les augmentations étaient pour la plupart d'entre nous comprises entre 30 et 40 € bruts).
Mais tout n'est pas encore réglé. Ils pensent que leurs salaires sont encore trop bas. Et maintenant, ils savent comment faire.

Midi-Pyrénées : la catastrophe OGM !

Communiqué de presse édifiant des "Amis de la Terre" Midi Pyrénées Lire la suite...

SFR: témoignage émouvant d'une salariée

Message d'une salariée poitevine, envoyé à HMR (Lire Hervé Mathieu Ricour, Le PDG de SFR service client) :
Une fois de plus, nos vies valent plus que leurs profits. Lire la suite...

POSSIBLE: La nouvelle donne

La direction nationale (DN) de la LCR qui vient de se réunir à Paris a examiné les coordonnées de la nouvelle situation politique, ouvrant les débats du prochain congrès national de la LCR. L’enjeu principal est de discuter l’espace politique et les bases de la fondation d’un nouveau parti anticapitaliste. Ce débat est public, pas simplement par souci de transparence, mais tout simplement parce qu’il concerne de près toutes celles et tous ceux qui veulent vraiment changer le monde. Pour l’ouvrir en Midi-Pyrénées, Le Piment Rouge publie à la fois la motion adoptée par plus des trois quarts des membres de la DN ainsi qu’un article de notre camarade Frédéric Borras, membre de cette instance.

Sarkozy entend véritablement remodeler la société française, prétendument en retard sur les autres fleurons de l’économie capitaliste mondialisée. Si l’on regarde les mesures qui se profilent (voir encadré), l’homme et son entourage roulent pour le Medef et ne s’en tiendront pas à des rodomontades. À l’image de Thatcher en Angleterre ou de Reagan aux États-Unis, dans les années 80, Sarkozy et Fillon cherchent à transcrire leur victoire électorale en victoire sociale.


Pour la fondation d’un nouveau parti anticapitaliste


Résolution de la direction nationale de la LCR – 1er juillet 2007

1. L’injustice n’a pas régressé dans le monde. Bien au contraire, elle continue à frapper des milliards d’êtres humains. Cette injustice multiforme est l’inévitable conséquence d’un système d’organisation de la société, le capitalisme, dont le moteur demeure la recherche de la satisfaction de la soif de pouvoir et de profits d’une toute petite minorité. Ici, les profits exorbitants du CAC 40, les parachutes dorés, les salaires faramineux des dirigeants s’accompagnent d’un accroissement des inégalités, souvent de la détresse. C’est la course folle au profit, accentuée encore par les politiques libérales qui dominent la globalisation capitaliste, qui génère la misère, le mal-logement, la précarité et creuse les inégalités sociales, qui détruit les services publics et les protections sociales, qui provoque des guerres et le pillage du tiers-monde, qui met en danger toute l’humanité par un gestion catastrophique des ressources et de l’énergie.

La logique de la concurrence de tous contre tous, de la privatisation du monde, et celle des solidarités, du partage des richesses, de la démocratie la plus large sont inconciliables. Pour en finir avec la dictature des actionnaires, de la propriété privée capitaliste, il faudra des mobilisations puissantes, généralisées, des grèves, des manifestations, des occupations. L’avenir de la société est entre les mains des classes exploitées, des salariés qui produisent toutes les richesses.

2. Au nom de la rupture, la politique de Nicolas Sarkozy, s’inscrit en réalité dans la continuité et l’approfondissement des politiques capitalistes, libérales et antisociales. Le gouvernement Sarkozy-Fillon est au service des plus riches et des gros actionnaires. Cette droite-là, c’est aussi un programme profondément dangereux pour les libertés publiques, le droit d’expression, les droits des immigrés, les droits des femmes, les jeunes victimes des discriminations. Il faut mettre en échec Sarkozy et le Medef par la mise en place de larges fronts unitaires.

3. Nous ne pouvons pas compter sur le PS pour conduire une opposition digne de ce nom. Converti au libéralisme, miné par les ambitions, de plus en plus obnubilé par l’alliance avec les centristes, le PS ne peut pas conduire un changement de politique qui permette concrètement d’améliorer le sort de millions de personnes. Il a abdiqué de toute velléité de contestation de l’ordre établi pour se plier à la logique de la mondialisation financière et impérialiste. Quant à la direction du Parti communiste, elle n’offre aucune perspective indépendante du PS et s’enferme dans sa propre crise.

Toute alliance institutionnelle avec le PS est vaine, source de nouvelles désillusions. Il faut rompre avec les politiques menées par tous les gouvernements successifs.
Une page est tournée. Celles et ceux qui entendent lutter sans concession contre la politique de ce gouvernement, instrument du Medef, celles et ceux qui veulent défendre un programme d’urgence anticapitaliste à l’image de celui qu’a porté Olivier Besancenot à la Présidentielle ont besoin d’un nouveau parti qui défende les intérêts des travailleur-e-s, de tous les opprimé-e-s, de tous les exploité-e-s. C’est pourquoi nous proposons que se rassemblent tous les anticapitalistes dans un nouveau parti, implanté dans la jeunesse, les entreprises, les services publics, les quartiers populaires pour construire les mobilisations d’aujourd’hui qui, pour nous, doivent préparer un changement radical, révolutionnaire, de la société. Nous ne partons pas de rien. D’imposantes luttes ont eu lieu ces dernières années et on sent la résistance, rejointe par une nouvelle génération, s’organiser face aux attaques du nouveau pouvoir.

4. Concrètement, nous souhaitons un débat commun avec toutes celles et tous ceux, individus, équipes militantes, courants politiques :
— qui veulent défendre un programme anticapitaliste dans les luttes et aux élections ;
— qui se situent dans la plus stricte indépendance avec le PS et refusent de cogérer les institutions avec celui-ci, voulant centrer leur activité sur la lutte des classes, la mobilisation sociale et politique ;
— qui veulent se regrouper dans un cadre politique organisé, militant, national et démocratique, un parti tissant des liens internationaux avec les forces qui défendent une telle perspective.

5. Dans un premier temps, nous proposons que s’organisent, dès la rentrée de septembre, des réunions dans le plus grand nombre de villes, de quartiers, d’entreprises, de facs et de lycées possible. Il s’agira de débattre à la fois des formes et des moyens de la riposte indispensable aux mesures prises par le gouvernement, du programme et du fonctionnement démocratique du parti que nous voulons créer, de la présentation, dans un maximum de villes pour les prochaines échéances municipales, de listes anticapitalistes totalement indépendantes du PS et de ses alliés. La constitution de ces listes participera de la démarche pour le nouveau parti.
Dans le cadre du congrès national qui est d’ores et déjà lancé, nous ferons un bilan d’étape du processus et ferons de nouvelles propositions pour aller plus loin et rendre possible la convergence de toutes et de tous dans un nouveau parti.

Ensuite, nous envisageons la tenue d’assises départementales vers un congrès national de fondation de ce nouveau parti anticapitaliste, féministe, écologiste, internationaliste et socialiste.
Résister, se mobiliser et s’organiser, agir, débattre et décider, c’est ce que nous proposons de faire ensemble, à égalité.

UL CGT MIRAIL: Interview

Le Piment. Peux-tu nous donner un petit historique de l’union locale ?


Christophe Baric. L’UL existe depuis près de trente ans. Nous sommes dans ces locaux (à Bellefontaine, 37 avenue de la Reynerie, tout près du commissariat) depuis près de dix ans. Auparavant nous étions impasse de Jérusalem. Les locaux sont fournis par la mairie, mais ils doivent être détruits à la fin de l’année, et notre relogement n’est pas assuré. Mais pour les locaux actuels, il a fallu bagarrer. Nous avons envoyé un courrier à l’opposition municipale pour que ce point soit mis à l’ordre du jour du conseil municipal, car Moudenc ne nous a pas répondu. On voudrait un local dans le même secteur, un peu plus grand si possible.

Comment fonctionne l’UL ?

Avec une commission exécutive mensuelle et un bureau. Avant, nous avions un permanent, mais nous n’avons plus les moyens financiers de le maintenir. Je travaille dans la chimie et le droit syndical me permet de jongler entre mon entreprise et mes responsabilités de secrétaire de l’UL. Nous essayons bien sûr de créer de nouvelles bases syndicales dans les entreprises, mais nous essayons surtout de créer des liens entre sections syndicales, de developper la dimension interpro. C’est le plus difficile, mais c’est aussi le plus important, avec le côté échange humain. Pendant la grève à Technal, le simple fait de fournir une tente aux grévistes a joué un grand rôle dans le sentiment de solidarité, et tous les jours il y avait un membre du bureau ou de la CE [commission exécutive] avec les grévistes.

Pour renforcer l’interpro, nous tenons les réunions de la CE au sein même des entreprises, et les syndicalistes de la boîte, même non membres de la CE peuvent y assister. Nous l’avons fait à Purpan, à la Météo, à La Dépêche, à Freescall (ex-Motorola).

Et toujours pour être au plus près des salariés, nous avons ouvert une permanence le mardi et le jeudi à Portet dans les locaux du centre culturel pour couvrir toute la zone commerciale qui est énorme. Nous espérons pouvoir obtenir un vrai local syndical.

Quelles sont les dernières luttes importantes que vous avez suivies ?

Technal dont le mouvement a duré quinze jours, SFR et Planète-Saturne. Le syndicat de cette boîte vient de faire un film sur la lutte. On va voir comment on va le faire connaître…

Et les privés d’emploi ?

Notre comité des privés d’emploi est très actif. Ils avaient réussi à obtenir il y a quelques années une « prime » au moment des fêtes de fin d’année. Cette année nous avons mené une grande bagarre pour les 500 euros en fin d’année, avec distribution massive de tracts, des interventions et occupations à la CAF, à l’ANPE, aux ASSEDIC, à la mairie annexe, au centre social, à la maison commune de l’emploi. Nous avons prolongé cette action par la lutte pour un revenu de remplacement. Nous nous sommes heurtés au blocage du préfet alors que la CAF, le conseil général et le conseil régional étaient ouverts à la discussion.

Quel bilan tirez-vous le l’initiative sur Airbus, le 9 mai dernier ?

Bon bilan. Nous étions une centaine à La Mounède, et les échanges entre syndicalistes de la sous-traitance étaient intéressants. Il reste maintenant à prendre une initiative au niveau de tout le département. C’est ce que doit faire l’UD en septembre.

Et pour finir, l’UL s’est dotée d’un site Internet ?

Oui, ulcgtmirail.over-blog.com. On y trouve diverses rubriques : luttes, déclarations de la CGT, permanences, photos de luttes, etc.

Propos recueillis par Lucien Sanchez, le 21 juin 2007

Souscription 2007 / 150000 €
récoltés 94000 €/ manquent 56000 €

Non, la LCR ne sort pas ruinée de l’élection présidentielle : nous avons construit notre budget de campagne de manière à ce qu’il soit couvert, pour l’essentiel, par le forfait de 800000euros accordé par l’État à chaque candidat. D’autres partis ont été moins prudents… Renforcée, non seulement par le nombre de voix qui se sont portées sur Olivier Besancenot, mais aussi par l’écho de la campagne, pour la première fois, la LCR a présenté ou soutenu plus de 500 candidatures aux élections législatives, beaucoup plus que ce que nous avions prévu et budgétisé. Et là, pas de remboursement de l’État.

Mais les activités de la LCR ne s’arrêtent pas à cela :
– Nous voulons que de nombreux jeunes, chômeurs, salarié-e-s précaires puissent participer à notre Université d’été, au-delà des contraintes financières.

– Nous voulons pouvoir être présents, dès maintenant, avec des affiches, des tracts contre la politique de Sarkozy et sa bande de tueurs des droits sociaux et démocratiques.

– Nous voulons que notre hebdomadaire, Rouge, puisse vivre.
Nous savons que vous comptez sur la LCR pour les luttes futures. La LCR compte sur vous pour l’aider à les mener. En 2006, comme en 2005, nous avons réussi la souscription et dépassé les 150000 euros. En 2007,nous ne doutons pas que nous ferons aussi bien.

D’avance, merci à toutes et tous

Participez à la souscription en envoyant vos chèques pour "lcr souscription" à lcr31 9, rue corneille 31300 Toulouse