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La papeterie de Lédar dépecée puis liquidée par les groupes capitalistes!





Lundi, 22 Septembre 2008 16:26
En 2005, le fonds d'investissement étatsunien Mattlin-Paterson, implanté dans un paradis fiscal aux îles Caïmans, après avoir dépecé le groupe Matussière et Forest, s'est approprié la papeterie de Lédar pour une bouchée de pain.

Ce fonds d'investissements est spécialisé dans la reprise d'entités en difficultés. Pour ce fonds, les actions doivent rapporter au moins 15% , et si l'usine de Saint-Girons dégagent du bénéfice, ce n'est pas à ce niveau.

En 2007, avec la complicité de l'Etat, il vend les deux centrales hydrauliques de Lédar et Castillon, qui, elles, rapportent beaucoup. Les bénéfices ont été empochés et les salariés peuvent maintenant pointer à l'ANPE! Un dossier de déclaration de cession de paiement est déposé au tribunal de commerce de Grenoble.

Un repreneur se fait connaître, le groupe espagnol Papresa. Mais son offre présentée au tribunal de commerce est un véritable torchon, même pas signé, une insulte envers les salariés.

Mardi 23 septembre, Lédar sera placée en liquidation judiciaire, massacrée par des propriétaires avides de dividendes .

C'est une catastrophe économique et sociale pour Saint-Girons et le Couserans.

Près de 120 emplois supprimés. 45% des taxes professionnelles de Saint-Girons.

Depuis Vendredi les salariés occupent l'usine, avec le soutien de représentants des employés communaux qui s'inquiètent des conséquences de la liquidation de l'entreprise.

Le Nouveau Parti Anticapitaliste Ariège appelle au soutien et sera de toutes les actions aux cotés des salariés et des habitants de Saint-Girons.

Rencontre avec Nana, de l'USTKE et du Parti Travailliste Kanak.

Nous avions invité Nana, de passage en ce moment à Toulouse, pour discuter de son intervention à la Fête du NPA. Elle est venue nous faire un point sur la situation en Kanaky. Pendant la "coutume", petite cérémonie de présentation et d'échange de cadeaux, Nana nous a touché par son humilité et son respect, mais aussi par sa détermination et son espérance intacte pour un changement profond en Kanaky.

Petit rappel historique : Il y a 28 ans, la révolte kanake démarrait par l'image symbolique d'Éloi Machoro brisant une urne. Elle permit l'inscription par l'ONU de la Nouvelle-Calédonie sur la liste des pays à décoloniser. En 1988, les accords Matignon-Oudinot, signés pour dix ans, mettaient fin à quatre ans « d'événements », qui firent des dizaines de morts parmi les Kanaks. Michel Rocard, Premier ministre, avait réussi à faire croire aux Kanaks que l'évolution démographique leur redonnerait la majorité sous dix ans et que l'État engagerait un processus de rééquilibrage économique en leur faveur. Dans un contexte où la colonisation de peuplement n'a jamais cessé, et où les principaux dirigeants du FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste) ont goûté aux prébendes largement distribuées par la France et démobilisé toutes les structures de lutte à la base, l'accord de Nouméa fut signé en 1998, et ratifié par référendum en 1999.

Aujourd'hui, le Syndicat USTKE, premier syndicat de Kanaky et membre fondateur du FLNKS, se retrouve isolé sur la question des luttes sociales, pourtant nombreuses et radicales, ainsi que sur la question indépendantiste, totalement éludée par les autres composantes du FLNKS, notamment l'UC et Palika.

Cet isolement et les différentes trahisons de l'UC et Palika ont amené les camarades à lancer un projet de nouveau parti en novembre 2007: Le Parti Travailliste Kanak qui dès sa création a enregistré près de 3000 adhésions !!! Les Kanaks sont 70.000...

Ce parti a pour but de relancer le travail de base, dans les usines et dans les tribus, de refonder un programme basé sur l'indépendance (campagne référendaire pour l'autodétermination de la Kanaky en 2014), la répartition des richesses (l'exploitation des mines notamment Goro), l'emploi local et la formation, le respect de la tradition Kanak.

Le premier Congrès du Parti travailliste aura lieu en Novembre. Nana nous demande d'user de notre "influence" pour qu'Olivier Besancenot soit présent pour ce Congrès car beaucoup de militants fondent beaucoup d'espoir sur notre projet de NPA ...

Il y a de gros conflits actuellement, notamment à CARSUD (Service de Transport) qui dure depuis 17 mois avec des piquets de grève interprofessionnels très gros. La répression de ces piquets de grève est extrêmement violente de la part du pouvoir colonial.

Pendant les affrontements à CARSUD, 22 camarades dont Gérard Jodar, président du Parti travailliste, ont été arrêtés puis condamnés à 1 an de prison dont 3 mois ferme pour avoir "incité" des violences. Ils ont fait appel et attendent un nouveau jugement.

Le Parti travailliste aura une table à notre fête de Ramonville du 27 Septembre et une exposition sera installée sur l'Histoire de la Kanaky. Nana interviendra au Meeting internationaliste.

Colomiers: Compétences de la communauté urbaine: tous d'accord sauf la LCR

source: la Dépêche

Lors de la dernière réunion du conseil municipal, les élus de Colomiers ont été appelés à se prononcer sur le projet de transformation de la communauté urbaine du Grand-Toulouse en communauté urbaine pure et simple. Il est vrai que Toulouse était avec Nice, les deux dernières grandes villes à être en retard dans ce domaine. Au-delà de simples dénominations, c'est tout un mode de gestion et de compétences qui va être transférer à la communauté urbaine.

« Le Grand Toulouse est désormais compétent pour l'aménagement, l'entretien et la gestion de zones d'activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale... La compétence de la future structure englobera aussi bien les réalisations achevées (ZAC ou lotissements) que celles en chantier.»

Afin de faciliter ce transfert, il convient de compléter les conditions financières et patrimoniales du transfert des biens immobiliers concernés.

Dans le domaine de transfert de compétence, Bernard Sicard a rappelé : « Le Grand Toulouse est depuis sa création compétent pour les équipements culturels, et sportifs d'intérêt communautaire.

Un vote contre
D'autre part, le GT a contribué à la création, l'aménagement, au développement et à l'animation d'équipements culturels ou d'établissements socioculturels tels que l'Usine, la Grainerie, Mix'Art Myrys et le centre éducatif de la Passerelle. » Pour que la communauté urbaine soit pleine et entière elle devra désormais prendre en compte : lycées et collèges, le PLU, les réserves foncières, la création ou aménagement de voirie, signalisation, parcs et stationnement, le code de l'urbanisme, les cimetières, les abattoirs, les déchets, la lutte contre la pollution de l'air, etc.Si l'unanimité a été la règle du vote pour la gauche et l'opposition de droite, Laurent Marty (LCR) a été le seul à s'élever contre.

quel statut pour les agents concernés
« Je m'inquiète du devenir des personnels municipaux, de leur rémunération et de leur carrière. Les incertidtudes sur ce sujet me conduisent à voter contre. »
Bernard Sicard a répondu : « La CU, doté de moyens financiers nouveaux obligera à élever les régimes indemnitaires des agents. Les personnels y ont tout à gagner ». Dans les faits, la création de 6 pôles territoriaux de 80.000 habitants chacun, puisque la population touchée serait de l'ordre de 650.000 personnes sur la Haute-Garonne, permettra aussi aux agents « une gestion de proximité et de terrain» a conclu le maire de Colomiers.
Dans la mesure où beaucoup craignaient une nouvelle usine à gaz, lointaine et inaccessible.

Communiqué LCR31: L'arrogance des radiologues privés toulousains

Le 1er septembre, les radiologues privés toulousains ont décidé de s'affranchir du tiers payant. Cette décision est scandaleuse, elle oblige tous leurs patients à avancer des sommes pouvant atteindre 300 euros avant leur remboursement. Inutile de préciser que cela peut mettre en danger des familles, et pas seulement les plus modestes.

Cette mesure est intolérable de la part de médecins bâtissant de véritables empires financiers grâce aux remboursements des examens par l'assurance maladie. Leur argument de difficulté de gestion et de "lourdes charges" sur les petits cabinets ne tient pas, les chiffres d'affaires de ces structures étant extrêmement importants (La radiologie est la seconde spécialité médicale la plus lucrative). Il faut rappeler aussi que l'amortissement des appareils lourds est entièrement pris en charge par l'assurance maladie.

Nous incitons les patients à exiger que le tiers payant leur soient accordés.

La LCR s'est toujours battue contre le paiement à l'acte des médecins et spécialement des radiologues qui les poussent à multiplier les incidences inutiles et pour leur rémunération directe par le service public de santé.

Cet évènement local est révélateur d'une situation en France se dégradant à cause des mesures de l'ensemble des gouvernements précédents combinant désengagement financier de l'état, exonération des cotisations sociales, liberté des prix des consultations pour les médecins (dépassements d'honoraires) et casse progressive du système de remboursement (Franchises médicales).

Il faut réagir vite pour ne pas perdre ces acquis précieux et bâtir un système de santé de qualité, nationalement des collectifs s'organisent pour contrer la politique de Sarkozy notamment la loi Patients, santé et territoires (PST) et de la loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) dont la première expression aura lieu le 7 octobre lors de la journée syndicale.

Sur ce thème, nous inviterons lors de notre fête du 27 septembre à Ramonville un militant de la lutte de Carhaix en Bretagne victorieuse sur le maintien de leur maternité.

Julien Terrié

La Poste : Y a pas marqué « privatisation » !

Salariés-usagers, tous ensemble pour faire reculer le gouvernement !

Depuis des années, l’Etat et les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’accélérer la privatisation rampante de la Poste. La recherche de la rentabilité à tout prix s’est traduite par la fermeture de milliers de bureaux de poste, la réduction des effectifs et l’allongement des queues devant les guichets, la précarisation croissante des personnels. Près de la moitié des salariés de la Poste n’a déjà plus le statut de fonctionnaire.

Le gouvernement veut maintenant frapper un grand coup : après l’ouverture à la concurrence, la Poste devrait désormais changer de statut. C’est le préalable à l’ouverture du capital et à une privatisation pure et simple.

La logique du privé est incompatible avec l’intérêt du plus grand nombre

Privatiser la Poste, ce serait la livrer directement aux actionnaires, à leur appétit de profits, et aggraver cette situation.

La logique du profit est incompatible avec une mission de service public, qui consiste à rendre le même service quel que soit l’endroit où l’on habite ; et le faire quelque soient les revenus des habitants, en permettant à tout à chacun non seulement de recevoir du courrier mais également les minima sociaux, d’ouvrir un compte bancaire ou un compte d’épargne, ce que les banques refusent généralement de faire lorsque les revenus sont trop bas.

Ce sont ces missions, utiles à la population, qui seront sacrifiées au profit de contrats plus juteux avec les entreprises, en pressurant un peu plus au passage les salariés de la Poste.

Faisons converger les luttes des salariés

Une première journée de grève aura lieu le mardi 23 septembre. Toutes les organisations syndicales doivent y appeler dans l’unité, tous les partis de gauche devraient la soutenir et aider à sa réussite, pour donner sans attendre un avertissement au gouvernement, lui montrer que nous ne nous laisserons pas faire.

La réussite du 23 doit être avant tout un encouragement pour aller vers une action prolongée, qui pourrait même commencer à s’étendre à d’autres secteurs : une grève reconductible, voire explosive, imprévisible, c’est cela qui pourrait faire trembler le gouvernement !

Or dans bien des secteurs, à commencer par l’éducation, la santé, les transports, l’énergie, de nombreux salariés ressentent aujourd’hui le besoin de faire converger leurs luttes.

C’est une nécessité, et c’est possible, parce que dans tous les secteurs, on trouve les mêmes problèmes : dégradation du service rendu au public faute de moyens, sélection des activités les plus rentables, privatisation partielle ou totale.

Elargissons la mobilisation à l’ensemble de la population

Plusieurs organisations syndicales et politiques proposent aujourd’hui une campagne de débat public pour aller vers l’exigence d’un référendum. Cette exigence est légitime : ce n’est pas au gouvernement de décider mais à la population de le faire. C’est elle après tout qui est directement concernée.

En exigeant un référendum, c’est une grande campagne d’opinion publique que nous pouvons démarrer pour conforter les salariés dans leur résistance et dans leurs luttes.
L’exigence d’un référendum doit être l’occasion de nous mobiliser dans l’unité, salariés et usagers, pour mettre un coup d’arrêt à la privatisation, exiger des services publics de qualité, avec un personnel suffisant, correctement payé.

Ce sera une lutte prolongée, pour changer le rapport de force et faire respecter les intérêts des salariés et de toute la population alors que le monde de la finance et de la bourse nous conduit chaque jour vers des crises toujours plus graves, au détriment de l’intérêt du plus grand nombre.

Le Maire de Toulouse veut expulser les SDF du bord du canal.

La gauche est au Capitole depuis quelques mois et nous nous trouvons déjà face à ses contradictions.

Le maire en personne s'est déplacé au bord du canal pour signifier aux sans domiciles présents le risque de se voir expulser manu-militari. Il pourra compter alors sur le soutien efficace, n'en doutons pas, du préfet nommé par Sarkozy ! La droite toulousaine doit se frotter les mains.


Le maire a montré sa fermeté face aux gens de la rue. Aura-t-il le même courage face à ceux qui spéculent, face aux baisses de moyens pour le logement social, pour les centres d'hébergement ? On peut en douter. Après cinq mois de mairie de gauche, nous n'avons toujours pas le moindre projet d'importance sur le plan des centres d'hébergement ou de la construction de logements sociaux.


Les personnes sans domicile peuvent compter sur le soutien de la LCR, y compris sur le terrain de la mobilisation.


Myriam Martin, porte-parole de la LCR 31

Solidarité avec la lutte chez SEAC à Blagnac

Ahmed HACHIT est mort d’un accident du travail au mois d’août 2008. Il travaillait comme intérimaire pour une usine fabriquant des produits en béton pour le bâtiment. Sa mort ne doit rien au hasard. Elle fait suite à une longue liste d’accident du travail, 21 depuis le début de l’année. Cette mort est aussi la suite d’une longue liste de mort d’accident du travail en France.


Les ouvriers de l’usine SEAC ont décidé de se mettre en grève, à la fois pour saluer sa mémoire et pour réclamer un enquête et que justice soit faite pour Ahmed. Ils se battent aussi pour exiger des mesures immédiates sur la sécurité, pour que leur salaire très bas ne se transforme pas en salaire de la peur.

La société SEAC GUIRAUD est un gros groupe. Elle a parfaitement les moyens de mettre en sécurité ses installations, à condition que les patrons acceptent de rogner leurs bénéfices.


La LCR 31 soutient sans réserve ce mouvement. Elle appelle à passer soutenir les ouvriers en grève sur le site de l’usine à la SEAC, 228 route de Grenade à Blagnac.

Myriam MARTIN porte-parole de la LCR 31


plus d'infos:

http://www.ladepeche.fr/article/2008/08/28/472569-Blagnac-On-ne-veut-pas-mourir-ici.html

http://www.ladepeche.fr/article/2008/08/26/472260-Blagnac-Les-ouvriers-denoncent-l-insecurite-sur-les-chantiers.html

http://www.ladepeche.fr/article/2008/08/22/471717-Blagnac-Toujours-des-interrogations-une-semaine-apres-l-effondrement-d-une-dalle-de-beton.html

Remboursement à 100 % de tous les soins, c’est possible !

Le directeur de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) a lancé un ballon d'essai en recommandant la fin du remboursement à 100 % des traitements et soins pour les 8 millions de malades atteints d’affections de longue durée (ALD) comme le diabète, le SIDA, les cancers… Roselyne Bachelot, ministre de la santé a confirmé et…deux jours plus tard, devant les protestations unanimes, la proposition est retirée.


La double peine !
Ceux qui sont capables d’envisager une mesure aussi scandaleuse sont capables du pire. D’autant qu’elle ne faisait que s’ajouter aux précédentes.

Depuis 2004, un forfait d’un euro sur chaque consultation ou acte médical reste à la charge des assurés sociaux. Depuis le 1er janvier 2008, avec les franchises, ils doivent payer de leur poche 50 centimes par boîte de médicament et deux euros par transport sanitaire. Chaque catégorie de dépenses est en principe plafonnée à 50 euros (50 euros pour les médicaments plus 50 euros pour les transports, cela fait 100 euros...).

Tous ces déremboursements ont été imposés au nom de la lutte contre le « déficit de la Sécurité Sociale » que Roseline Bachelot a même qualifié d’ « immoral »! Et Xavier Bertrand a souligné que la lutte contre le déficit de la Sécu restait un enjeu prioritaire, «parce qu'il n'est pas question de laisser rembourser les dettes par nos enfants». Et le ministre d'assurer qu'il fallait «maintenant un nouveau plan, avec des nouvelles mesures. Eric Woerth et Roselyne Bachelot le font avec beaucoup de ténacité et courage». On peut craindre le pire. La plus grande vigilance s’impose d’autant que, comme tous les sales coups, la question pourrait être tranchée pendant l’été !


Un déficit fabriqué pour détruire la Sécu !
La commission des comptes de la Sécu a annoncé que le déficit total devrait atteindre 9,5 milliards d'euros, dont 4,6 milliards pour la branche maladie.

Evidemment, comparés à nos salaires, ces chiffres font peur. Ils sont là pour ça !
Mais comparons-les à d’autres chiffres : 27,9 milliards d’exonérations de cotisations, ce sont précisément ces cotisations qui doivent alimenter la Sécurité sociale. L’essentiel est représenté par les exonérations patronales liées aux 35 heures. Et aujourd’hui les patrons soutenus par le gouvernement veulent se débarrasser des 35 heures, mais sûrement pas renoncer aux milliards empochés !!! Il faut y ajouter plus de 12 milliards de dettes patronales et de l’Etat .

Ce qui est « immoral », c’est la machine à détruire la protection sociale construite pas à pas par les gouvernements successifs. Acte 1 : multiplier les exonérations qui ne sont que des cadeaux aux patrons sans aucun effet sur l’emploi et ainsi fabriquer un déficit. Acte 2 : profiter de ce déficit pour réduire les remboursements. Acte 3 : faire la part belle aux assurances privées pour ceux qui pourront se les payer afin de compenser les déremboursements.

Nos vies valent plus que leurs profits !
Une riposte unitaire doit s’organiser au plus vite pour mettre échec les projets inhumains de ce gouvernement au service des possédants. Le droit à la santé n’est pas négociable. Il faut une véritable insurrection pour stopper la dégradation, supprimer les exonérations de cotisations sociales accordées aux patrons et assurer le remboursement à 100 % de tous les soins.

La victoire des personnels et de la population de Carhaix contre la mise à mort de leur hôpital le montre : la mobilisation unitaire, déterminée, peut mettre en échec la politique de Sarkozy !

Airbus: 9 ans de vol du travail par le capital...

Pour une aéronautique 100% publique
sous le contrôle des salariés

Réunion-débat
des anticapitalistes du Lauragais
avec Jean-Michel Audoin, salarié de l’aéronautique toulousaine
ancien candidat de la LCR aux législatives de la 7e circonscription
jeudi 12 juin 2008 à 20 h 30, salle des Fêtes de Labège (derrière la mairie)

télécharger le tract ici:



Tous dans la rue 15 mai, et après ça continue...

Le 15 mai, les fédérations syndicales de la fonction publique appellent à la grève contre les restructurations, les suppressions massives d'emplois et pour l'augmentation des salaires. Les lycéens et lycéennes seront, également, massivement, dans la rue contre les suppressions de postes de profs.

Le gouvernement dans son projet de suppression massive d'emplois dans la fonction publique, multiplie les attaques avec, en particulier, des restructurations à la hache : changement de métier, mobilités géographiques imposées et, également, des attaques frontales sur la garantie de l’emploi.

Dans l'Éducation nationale, le gouvernement prévoit 17 000 suppressions de poste en 2009 après les 12 000 en 2008.

A travers ces « réformes », c’est l’ensemble des services publics qui sont attaqués : nous sommes toutes et tous concernés en tant que salariés et en tant qu’usagers!

Dans le privé, les salariés combattent toujours les suppressions d’emplois et les fermetures de sites dans des entreprises, qui, souvent, font des profits. Et, également, depuis de nombreuses semaines, ils luttent pour l’augmentation de leurs salaires et leur pouvoir d’achat.

Il y a de réelles possibilités de faire céder le gouvernement : après un an au pouvoir, Sarkozy et sa politique sont de plus en plus rejetés.

La journée de grève interprofessionnelle du 15 mai est une bonne chose, mais sera loin d’être suffisante pour faire reculer le gouvernement. D’ores et déjà, une nouvelle journée de grève, sur les retraites, est prévue, le 22 mai prochain.

Mais pour faire plier Sarkozy. Il faut se donner les moyens de combattre et de gagner contre l’ensemble de la politique réactionnaire qu’il mène. Et pour cela, préparer un mouvement d’ensemble prolongé le plus large possible regroupant l’ensemble de la gauche sociale et politique. Si nous nous y mettons tous ensemble, c’est possible de faire reculer Sarkozy et son gouvernement ! C'est à cela que la LCR s'emploiera dans les jours et les semaines à venir. La LCR31 sera présente dans la manifestation à 14h à Arnaud Bernard.

Pour la LCR 31, Myriam Martin

Pétition contre le "démantèlement des politiques d’égalité femmes/hommes".

Un groupement d’associations, de partis politiques et de syndicats s’inquiète du "démantèlement des politiques d’égalité femmes/hommes" et demande la nomination d’un(e) ministre chargé(e) des droits des femmes, dans un pétition rendue publique mardi. La pétition compte à ce jour 3.000 signataires, dont Martine Aubry (PS), Marie-George Buffet (PC) et Marie-Jo Zimmermann (rapporteure de l’Observatoire de la parité, UMP). Le collectif se mobilise également pour le maintien du Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE) qui est "menacé" dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), selon eux. "Si ce réseau est démantelé, on n’est pas sûr de pouvoir continuer à assumer nos missions, notamment sur l’emploi des femmes" a indiqué Geneviève Couraud, trésorière de la Confédération du Planning Familial (MFPF), lors d’une conférence de presse.

Le SDFE, une administration qui s’appuie sur un réseau de délégués régionaux et chargés de missions départementaux sous autorité des préfets, a pour mission d’améliorer l’accès à l’emploi des femmes, promouvoir l’égalité salariale, préserver les acquis (contraception, IVG) et lutter contre les violences faites aux femmes. Le groupement s’inquiète d’une possible intégration du SDFE dans une "grande direction de la cohésion sociale" et estime notamment que "sans réseau régional et départemental, l’égalité et les droits des femmes vont régresser". "Depuis un an, l’absence de ministre chargé des droits des femmes et la dilution de ces thématiques dans une politique globale de solidarité est d’assez mauvais augure.

C’est l’abandon des politiques publiques pour l’égalité femmes/hommes à court terme", a déclaré à l’AFP, Laurence Rossignol, secrétaire nationale PS aux droits des femmes. PS, PC, Verts, LCR, Planning Familial, CFDT, CGT, FSU, CNDF (collectif national pour les droits des femmes), Cadac (droit à la contraception et avortement), Femmes solidaires, Collectif féministe contre le viol et Rupture (réseau féministe) ont signé cette pétition "droits des femmes en danger : réagissons contre le démantèlement des politiques d’égalité femmes/hommes".

Besancenot chez drucker...

Beaucoup d'encre a coulé pour cette émission... On nous a promis que besancenot allait faire son "show de trotsko star". Eh bien non, le résultat est une émission politique de très haut niveau, laissant la parole à ceux qui d'habitude ne l'on pas, avec du temps pour ne pas être caricaturé et pour développer des concepts que l'on a pas l'habitude d'entendre (souffrance au travail, privatisations, l'économie de marché). Cette émission a été bien préparée, collectivement, et c'est une leçon d'audiovisuel, enfin ... jugez vous même:







Le parti...

Comme contribution au débat qui nous traverse tous aujourd'hui: qu'est ce qu'un parti révolutionnaire ?
Rapport de Cham au dernier stage de formation de la LCR31:



Mai 68-Mai 2008

40 ans après la formidable insurrection sociale et ouvrière qui a fait trembler un régime gaulliste vermoulu et donner tant d'espoir aux travailleurs et à la jeunesse, la période est plus que jamais à la résistance sociale.


Devant l'entreprise de destruction en règle de l'ensemble de nos acquis sociaux menée par Sarkozy et ses acolytes, il est indispensable que le mouvement social reprenne la main. En ce premier mai, journée internationale des travailleurs, la LCR sera elle aussi dans la rue.

Nous appelons tous ceux et toutes celles qui souhaitent construire avec nous une nouvelle organisation de combat contre le patronat et la droite à se retrouver derrière la banderole « pour un Nouveau Parti Anticapitaliste ».

A l'issue de la manifestation nous nous retrouverons pour un repas fraternel et des discussions politiques autour de la nécessité d'un Nouveau Parti, à notre local, 9 rue corneille (Métro Arènes, à côté clinique Ambroise Paré).

Pour la LCR31, Myriam Martin porte parole.

EDITO: Nouveau parti anticapitaliste : c’est parti!


Pas de doute, le nouveau parti
anticapitaliste (NPA) n’est plus seulement
un projet lancé par la LCR. C’est bel et
bien un processus véritablement enclenché, avec
les militant-e-s de la Ligue et ceux et celles qui
ont déjà rejoint le NPA pour participer
conjointement à sa construction.
Partout où la Ligue a mis en marche ce
processus par des initiatives diverses, réunions
ouvertes de ses sections, rencontres de salariés en
lutte, il a rencontré la plupart du temps un franc
succès. Les débats sont riches, les questions sont
nombreuses et c’est légitime : pourquoi la forme
parti ? Quel(s) projet(s) politiques? Pourquoi
anticapitaliste et pas antilibéral? Quelle
structuration? Comment s’organiser et faire vivre
la démocratie? Quels garde-fous pour éviter les
risques de bureaucratisation? Quel type de
société voulons-nous bâtir?
Le point commun à toutes ces réunions c’est
bien le constat, partagé par tous et toutes, et ce
depuis longtemps, qu’il faut aujourd’hui qu’une
organisation politique corresponde enfin aux
luttes, au monde du travail.
Les dernières élections en date en ont fait la
démonstration. D’une part la droite a pris une
claque, d’autre part, même si les listes dirigées
par le PS ont pu bénéficier du mécontentement
général, le fait marquant de ces élections c’est
bien la poussée des listes de la gauche radicale.
Que ce soient des listes 100 % à gauche, ou des
listes dans lesquelles la Ligue était une des
composantes, elles ont toutes réalisé de très bons
résultats : elles dépassent les 5 % dans plus de
110 villes et les 10 % dans 32 d’entre elles, ce qui
a permis à certaines de se maintenir au second
tour et d’obtenir encore des élus. Finalement les
listes présentées ou soutenues par la LCR
totalisent 73 élu-e-s.
À ces élections voter pour ces rassemblements
indiquait clairement et fermement la volonté de
choisir une autre alternative que celles proposées
par la droite ou la gauche sociale-libérale. Aussi
dans beaucoup de villes la question du NPA est
de fait le prolongement logique des dernières
échéances électorales. Mais plus que jamais, avec
encore une fois les luttes qui ont perduré pendant
la campagne électorale, et particulièrement dans
des secteurs où on n’avait pas vu de mobilisations
depuis longtemps, comme dans la grande
distribution, le NPA est à l’ordre du jour.
Si les rythmes de construction des comités
d’initiative pour le NPA ne sont pas identiques,
déjà des échéances sont proposées pour procéder
à des bilans d’étape et afin d’avancer tant sur le
fond que sur la structuration.
En Haute-Garonne des comités ont été lancés,
tout comme dans d’autres départements de Midi-
Pyrénées. L’objectif est de réunir l’ensemble de ces
comités par département afin d’envoyer des
délégué-e-s dûment mandaté-e-s à une
coordination nationale vers la fin juin.
Il ne s’agit en aucun cas de bousculer les
rythmes mais bel et bien d’être efficaces car il y a
urgence!
Le monde du travail est pris dans une course
de vitesse avec la droite au pouvoir qui, après sa
défaite aux municipales, accélère le mouvement
des mesures antisociales.
Un outil pour les luttes, pour porter un projet
alternatif, un outil indépendant de la direction du
PS qui a satellisé et domestiqué « ses
partenaires» PCF et Verts, est indispensable.
Il s’agit pour tous les militant-e-s de la Ligue
de faire preuve de pugnacité et de volontarisme.
Pugnacité et volontarisme pour organiser, pour
proposer de discuter et de débattre avec tous ceux
et toutes celles, salarié-e-s, syndicalistes,
militant-e-s politiques, associatifs, jeunes et
moins jeunes qui se posent la question du NPA.
Mais ce n’est pas suffisant : au-delà de la
discussion c’est la co-animation, la coorganisation
qu’il nous faut avancer. Partout où
cela est fait, la prise en charge des comités
d’initiative ne repose plus exclusivement sur les
militant-e-s LCR. Il faut répondre à ceux et celles
qui nous disent, même avec beaucoup de
sympathie, «faites, si ça marche on vous suit »,
que c’est avec eux et elles que cela marchera et
qu’on avancera!
Enfin le 1er Mai doit être un moment fort
d’apparition pour le NPA.
L’occasion de fêter aussi les 40 ans du «joli
mois de mai»!

Myriam Martin

Muret 100% à gauche: carnet de campagne

Les contacts locaux pris en novembre 2007 avec l’AMP/PCF et LO pour présenter une liste unitaire à Muret (troisième ville de la Haute- Garonne) n’aboutissent pas, notre condition d’indépendance de gestion vis-à-vis du PS dans l’hypothèse d’une fusion de second tour ayant été rejetée. La section LCR Sud-Garonne décide alors de présenter, pour la toute première fois, une liste Muret 100 % à gauche en mars 2008.

Au départ, pour 35 candidats exigés, nous disposons d’un seul adhérent et de cinq sympathisants connus habitant Muret. En décembre, nous lançons un appel à constituer une liste Muret 100% à gauche.Avant Noël, nous en sommes à 15 candidats. Avec eux, nous décidons
d’une réunion hebdomadaire pour définir un programme, et d’une présence régulière sur le marché. La liste augmente, et nous parvenons à la boucler début février au porte-à-porte dans un quartier populaire qui nous accueille avec beaucoup de sympathie.

Nous faisons campagne en distribuant près de 25 000 tracts et un 4-pages programme, sur l’arrêt des privatisations et le développement des services publics (eau, logement, transports, cinéma…), sur la démocratie, sur les OGM; et par plusieurs communiqués de presse dont celui relatant la venue à Muret d’Olivier Besancenot en soutien à la liste.

Face à Barrès, candidat de la droite, maire sortant d’un deuxième mandat, cinq listes : trois menées par des conseillers sortants ex-Gauche plurielle (une méli-mélo PRG / Verts /socialistes / POC et… MoDem; une PS; une AMP/PCF), plus une LO et la nôtre.

Le 9 mars, à la satisfaction d’avoir pu réunir autant de personnes acceptant de s’engager publiquement sur une liste soutenue par la LCR, et d’avoir mené collectivement une campagne active, s’ajoute celle des résultats : 500 voix, 5,52 % (1 % de plus qu’Olivier Besancenot en 2007), et devant les listes AMP/PCF (5,1 %) et LO (1,4 %).

L’entre-deux tours Le 10 mars, nous proposons au PS, arrivé en tête (27 %), les conditions d’une fusion technique, avec un préalable : une fusion avec la liste méli-mélo (19 %) n’est pas possible s’il y figure le MoDem.Le PCF partage notre position.

Le 11 mars, après diverses tractations, le PS propose la présence d’un MoDem «masqué» (sic). Nous confirmons notre impossibilité de fusion. Par contre, la liste AMP/PCF change d’avis et accepte de fusionner.

Triste lâcheté récompensée par trois élus au conseil municipal, puisque Barrès est battu le 16 mars (52 % à 48 %). Les suites de la campagne La dynamique créée ne va pas s’éteindre. Ensemble, les militants LCR et les candidats Muret 100 % à gauche, dont certains ont adhéré à la LCR, nous avons décidé de poursuivre l’activité politique sur Muret et la communauté d’agglo. Ensemble, même sans élu, nous allons porter auprès du pouvoir municipal et de la population les principaux points de notre programme. Ensemble, nous allons réfléchir et participer au projet de création d’un nouveau parti anticapitaliste, outil nécessaire pour réussir une implantation forte et durable de la gauche radicale en pays muretain!

LCR Sud Garonne/Muret 100% à gauche


Nouveau Parti, bilan d'étape

A Toulouse et ses alentours, comme dans toute la France, fleurissent des comités d'initiatives pour un nouveau parti anticapitaliste. "Motivé-e-s" par l'expérience de la Liste "Debout !"et ses 5%, inspirés par les mobilisations dans le commerce (au centre commercial de portet, aux galeries Lafayette, au Super U de colomiers, ...) indignés par la privatisation de l'hôpital et la gestion d'EADS et son plan Power 8 qui met en danger tous les travailleurs de la région, rassurés par la mobilisation contre les expulsions, celle des lycéens qui bloquent et sont de plus en plus nombreux en manifestation et celles des étudiants de Science Po toulouse qui bloquent leur établissement et ainsi résistent contre le désengagement de l'Etat... Nous sommes de plus en plus de militants organisés ou pas, à prendre conscience qu'il faut plus de constance et de convergence à ces luttes et que ceci passe par la coordination d'une force qui propose un véritable programme alternatif.

L'actualité de tous les comités est consultable en temps réel sur le site www.npa31.org, où chaque bureau de comité peut y écrire des articles, compte rendus et proposer un calendrier militant. Un forum de discussion est lancé (www.npa31.org/forum) enregistrez vous et participez

Santé/Sécu/Social
Le 25 mars s'est constitué le comité d'initiative NPA31 Santé Sécu social, regroupant des syndicalistes de l'Hôpital, de la sécu et du secteur social ainsi que des étudiants en formation. 27 personnes ont participé aux réunions de discussion sur le NPA et ont décidé de créer un comité pour débattre sur l'anticapitalisme, la relation parti Syndicat et un projet alternatif de santé publique mais aussi pour agir contre les franchises médicales et contre la privatisation de l'hôpital public. le bureau d'animation est triplement mixte (homme/femme, CGT/sud, LCR/non LCR), 3 personnes du comité était à la rencontre de Syndicalistes sur le NPA le 5 avril dernier
Projet en cours: production d'un film de sensibilisation contre la réforme hospitalière.Contact: sante@npa31.org
Page web: www.npa31.org -> Santé/secu/social Rangueil

Rangueil
Le comité d'intiative NPA Rangueil/Paul sabatier existe depuis février, il regroupe des étudiants et des jeunes travailleurs. Ils ont des réunions hebdomadaire tous les jeudi à 18h, bâtiment Fermat de Paul sabatier. La structuration est très avancée et ils discutent déjà de la coordination des autres groupes. Il possédent déjà un forum de discussion sur le net: http://toulouse.anticapitaliste.org/forum/. Ils ont fait une réunion publique avec diffusion du film « LIP, L'imagination au pouvoir ». Le comité était représenté à la rencontre nationale des comités jeunes du week-end du 5 et 6 avril en région parisienne. Page web: www.npa31.org ->


Colomiers
Le comité NPA Colomiers est né le 16 avril avec des contacts pris pendant la campagne municipale. La campagne a été dynamique et a généré beaucoup de contact après l'élection de Laurent Marty comme conseiller municipal. Pendant la réunion de création 7 personnes (4 LCR, 3 non LCR)
contact: panacla.31@wanadoo.fr
Page web: www.npa31.org -> Colomiers

Univ Mirail
Le comité NPA université Mirail a déjà organisé un meeting/débat sur l'Utilité d'un nouveau parti anticapitaliste le 20 mars dernier. 15 personnes se réunissent régulièrement.
Page web: www.npa31.org -> Univ Mirail

Arsenal
Une vingtaine d'étudiants de l'arsenal ou de l'IEP se réunissent depuis 2 mois
Déjà 2 Réunions de coordination, une réunion de discussion sur le feminisme et une sur l'anticapitalisme. La dernière réunion a porté sur la coordination avec d'autres comités étudiants.contact: c.anticapitaliste31@gmail.com
Page web: www.npa31.org -> Univ Arsenal

Lycées
Il existe 2 comités sur les lycées toulousains, pour l'instant (Auzeville, 6-7 pers. – Bellevue environ 15 pers.) actifs dans la mobilisation.

Coordination comités jeunes
Le premier avril, les comités NPA jeunes ont fait une réunion de coordination notamment pour discuter du fonctionnement et de la préparation de la journée nationale le 05 avril.

Des comités sont en cours de constitution aux minimes, à Bonnefoy, à St Cyprien, à Villeneuve Tolosane, à Tournefeuille, à Grenade. Pour avoir des infos sur ces comités suivez le site npa31.org ou envoyez un mail à postmaster@npa31.org

Nous aurons une banderole "Vers un nouveau Parti Anticapitaliste en Haute Garonne" à la Manifestation du premier Mai. Nous organiserons un Barbecue à partir de 12h00, nous ferons un nouveau bilan d'étape. Nous préparons une rencontre de Syndicalistes pour le NPA qui se tiendra le 7 mai à 20h30 au 9, rue corneille (Sauf changement)

Julien Terrié

Haute-Garonne : 950 + 500 + 6789 voix

Dimanche 9 mars, tard dans la soirée, les militants des deux listes 100% à gauche de Colomiers (950 votants) et Muret (500), et ceux de la liste Debout! à Toulouse (6 789) pouvaient savourer leur résultat : la barre des 5 % était franchie partout!

Grâce au travail acharné des militants de la Ligue, tant à Colomiers qu’à Muret, ont été constituées deux listes 100 % à gauche, présentant en leur sein, desmilitant-e-s de la Ligue, des hommes et des femmes ayant donné volontiers leur nom après un porte-à-porte fructueux et volontariste. À Colomiers même, une conseillère municipale sortante (ancienne PC) a décidé de soutenir la liste et de mener la campagne.

À Muret, la tête de liste a été confiée à un militant associatif connu, la liste rassemblant militants et sympathisants de la Ligue. Dans les deux cas, ceux et celles appartenant au monde du travail, aux classes populaires étaient très présents sur ces listes : ceux et celles qui aujourd’hui doivent être les membres actifs du nouveau parti anticapitaliste que l’on veut construire.

À Toulouse, la liste Debout!, conduite par Myriam Martin de la LCR, rassemblait la LCR-31, les Motivé-e-s et l’Appel Unité Antilibérale (appel regroupant des militants des anciens collectifs antilibéraux). Ces trois composantes étaient prêtes à aller à la bataille contre le candidat sarkozyste sortant et étaient déterminées à porter la voix de la gauche radicale, en toute indépendance du PS.

Programmes et campagnes

Les principaux axes de campagne ont été déclinés autour des questions sociales, de la défense des services publics, avec comme mot d’ordre la remunicipalisation de l’eau (à Muret et à Toulouse), le développement des transports en commun et la démocratie municipale. À Toulouse les questions culturelles et d’une politique culturelle au service de tous et toutes, ont été portées par la liste Debout ! Nous avons posé également avec force la question des quartiers populaires et des discriminations.

De nombreuses initiatives ont été menées qui ont permis de faire connaître notre programme : passages de la caravane Debout! Actions sur l’eau, sur la vidéo-surveillance, etc. Le point d’orgue de cette campagne a été le meeting avec Olivier Besancenot, rassemblant, dans une ambiance enthousiaste et festive, au moins 1 300 personnes!

Des campagnes dynamiques et réussies qui se sont conclues dimanche 9 mars au soir par des résultats plus que satisfaisants: notre camarade Laurent Marty est élu, à Colomiers, conseiller
municipal avec 6,89 % des suffrages; à Muret, la liste 100 % à gauche obtient 5,2 %, et la liste Debout! parvient à franchir la barre des 5 % (5,07 %). Il n’y aura pas de fusion à Muret. Après
moult péripéties, des membres du MoDem se retrouveront sur la liste du PS au second tour!

À Toulouse, dès l’annonce de notre résultat, nous avons pris contact avec le socialiste Pierre Cohen, afin de lui proposer de rassembler toutes les gauches afin de battre la droite, position que nous avions exprimé tout au long de la campagne. Refus catégorique de Pierre Cohen et de
ses colistiers (PCF, Verts, PRG) de fusionner avec notre liste ni avec celle de François Simon (L’Autre liste). Seule proposition, celle de prendre François Simon sur la liste, ce que ce dernier a refusé de faire.

Afin de séduire l’hypothétique électorat du MoDem, Pierre Cohen et ses troupes, ont fait le choix de rejeter, voire de mépriser, 14 000 électeurs sur leur gauche ! Premier déni de démocratie plutôt inquiétant et qui donne le ton pour celui qui veut pour Toulouse une vraie « révolution démocratique » ! Pierre Cohen l’a emporté avec 50,4 % des suffrages et avec une abstention, surtout dans les quartiers populaires, autour de 40 %.

Et maintenant?

Nous avons mené des campagnes dynamiques, ce qui permet pour les camarades de Colomiers et de Muret de poser dès à présent la question de la construction du nouveau parti anticapitaliste. En ce qui concerne Toulouse, le projet du nouveau parti anticapitaliste n’avait pas été posé comme préalable pour constituer la liste, mais une fois le deuxième tour passé nous avons commencé à discuter avec les membres des deux composantes de sa construction. Première ébauche de discussion donc. Ce qui est sûr c’est qu’on se retrouvera très rapidement
dans les luttes à venir.

Myriam Martin
et Fred Borras

Souscription 2007 / 150000 €
récoltés 94000 €/ manquent 56000 €

Non, la LCR ne sort pas ruinée de l’élection présidentielle : nous avons construit notre budget de campagne de manière à ce qu’il soit couvert, pour l’essentiel, par le forfait de 800000euros accordé par l’État à chaque candidat. D’autres partis ont été moins prudents… Renforcée, non seulement par le nombre de voix qui se sont portées sur Olivier Besancenot, mais aussi par l’écho de la campagne, pour la première fois, la LCR a présenté ou soutenu plus de 500 candidatures aux élections législatives, beaucoup plus que ce que nous avions prévu et budgétisé. Et là, pas de remboursement de l’État.

Mais les activités de la LCR ne s’arrêtent pas à cela :
– Nous voulons que de nombreux jeunes, chômeurs, salarié-e-s précaires puissent participer à notre Université d’été, au-delà des contraintes financières.

– Nous voulons pouvoir être présents, dès maintenant, avec des affiches, des tracts contre la politique de Sarkozy et sa bande de tueurs des droits sociaux et démocratiques.

– Nous voulons que notre hebdomadaire, Rouge, puisse vivre.
Nous savons que vous comptez sur la LCR pour les luttes futures. La LCR compte sur vous pour l’aider à les mener. En 2006, comme en 2005, nous avons réussi la souscription et dépassé les 150000 euros. En 2007,nous ne doutons pas que nous ferons aussi bien.

D’avance, merci à toutes et tous

Participez à la souscription en envoyant vos chèques pour "lcr souscription" à lcr31 9, rue corneille 31300 Toulouse